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Gestion des finances publiques : les femmes retournent à l'école


La contribution des femmes à l’élaboration et au suivi de la gestion des finances publiques est insuffisante, voire inexistante. Or la redevabilité de l’Etat ivoirien sera réelle et complète que si tous les Ivoiriens, en général, et les femmes, en particulier, contribuent au contrôle et à l’élaboration des systèmes de la gestion des finances publiques (GFP). C’est dans cette optique qu'un atelier de formation des animateurs des Organisations de la société civile (OSC) dite féminine, s’est ouvert, le mardi 20 avril 2021, à Manhattan hôtel d’Attoban-Riviera. Rentrant dans le cadre du projet “Finances publiques, je participe”, cet atelier est destiné à 30 femmes des communes de Cocody et d’Abobo.

Le projet est cofinancé par l’Union européenne (UE) et la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) pour un coût de plus de 330 millions de FCFA (soit 550 000 euros) sur trois ans. 

Chargée de Programmes à la représentation de l’UE à Abidjan, Anne Joseph a affirmé que les femmes représentant au moins 50% de la population en Côte d’Ivoire, il serait indispensable qu’elles aient des notions dans la gestion des finances publiques et qu’il y ait un cadre d’échanges formel entre la société civile et le gouvernement dans le but de prendre en compte les préoccupations des femmes. A l'en croire, “il faut une meilleure gouvernance de la gestion des finances publiques grâce à une plus grande participation des femmes”. Tout en estimant, en outre, qu’il faut avoir une société civile dynamique qui puisse constituer un tant soit peu un contrepoids face au gouvernement. Ce, pour plus de transparence, de rigueur et de contrôle dans l’intérêt de la société. 

Le Représentant résident de la FES, Thilo Schöne, a, lui, mentionné que la formation destinée aux femmes devrait permettre aux apprenants de comprendre les notions des finances publiques en vue de mieux exprimer leurs besoins. “Il faut rechercher des idées pour une meilleure gouvernance locale, en lien avec les besoins spécifiques des femmes”, a-t-il indiqué. 

Quant à la présidente du Réseau ivoirien pour la défense des droits de l’enfant et de la femme (RIDDEF), Chantal Ayemou, elle a eu à se réjouir de l’organisation de l’atelier au terme duquel les femmes devraient être à mesure de faire un plaidoyer pour que leurs besoins soient pris en compte au niveau local et régional. 

L’atelier prend fin le jeudi 22 avril 2021. Le projet a un délai d’exécution de 36 mois et couvre 4 régions de la Côte d’Ivoire : Bondoukou, Korhogo, Daloa et Abidjan. Il est mis en œuvre par la FES et le RIDDEF. 

Marc-André Latta

 

Content created and supplied by: RogerLevry (via Opera News )

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