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Mort de Déby: un député français trouble le sommeil de Macron. Que fait l'armée Française au Tchad?

A peine 24 heures après la mort du chef de l'état Tchadien, le Maréchal, Idriss Déby Itno (68 ans), que la présence militaire Française au Tchad a été vivement remise en cause ce Mercredi 21 Avril, par Sébastien Nadot, député de Haute-Garonne, dans le sud de la France.

Dans un courrier adressé à la ministre de la défense, Florence Parly, le parlementaire a critiqué les conditions d'engagement militaire de la France dans ce pays d'Afrique Centrale. Premier élément pointé du doigt par le député, l'absence de mise en oeuvre des dispositions constitutionnelles dans la gestion de la transition du défunt président, remplacé par son fils, le Général Mahamat Idriss Déby Itno, propulsé à la tête du Conseil Militaire de Transition.

''Mahamat Idriss Déby Itno, s'est placé à la tête d'un Conseil Militaire de Transition, et s'est ainsi emparé du pouvoir, contrairement aux termes de la constitution Tchadienne selon laquelle en pareille situation, il revient au Président de l'Assemblée nationale Tchadienne d'assurer la présidence par intérim du pays''. ''A contrario'', note Sébastien Nadot, ''comme première mesure, le ''Conseil militaire de transition'' a décidé de dissoudre le parlement Tchadien''.

Par ailleurs, observe-t-il, ''N'Djamena, la capitale du pays est encerclée par les forces rebelles. Dans un tel contexte, l'armée Française présente au Tchad, où se trouve la base de l'état-major et des forces aériennes de l'opération Barkhane, devront d'une manière ou d'une autre, intervenir directement, si ce n'est pas déjà le cas''.

Pour le député, l'implication militaire de la France dans le conflit, exige ''selon les termes de l'article 35, alinéa 2, de la constitution Française, que "le Gouvernement informe le parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours après le début de l'intervention, et ''qu'il précise les objectifs poursuivis''.

Indigné, le représentant de la Haute-Garonne au Palais Bourbon chargé : ''La mise à l'écart du parlement en matière d'engagement de nos forces armées n'a que trop duré. Elle n'est pas digne d'un état de droit démocratique qui se respecte''.


Face à cette situation, Sébastien Nadot a formellement demandé au Gouvernement ''de venir devant le parlement, expliquer l'action militaire de la France au Tchad''. Principal soutien du régime Tchadien, la France, par son armée, a constamment volée au secours du régime Tchadien, toutefois que des mouvements rebelles réalisaient des percées en direction de la capitale NDjamena. L'intervention de Paris à la rescousse du pouvoir de Ndjamena suscite des critiques de plus en plus virulentes en France, les dirigeants Français étant accusés de soutenir une dictature, pérenne de plus de 30 ans.

Cette fronde engagée par le député de Haute-Garonne pourrait mettre le chef de l'état Français, Emmanuel Macron en difficulté, dans sa volonté de maintenir son appui stratégique au régime Tchadien en lutte contre la rébellion des FACT. 

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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