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Côte d'Ivoire : de 1993 à 2010, que de difficultés pour accéder au pouvoir d'État. 2eme partie

Le président Félix Houphouet Boigny reçut de grands et dignes obsèques. Toute la nation ivoirienne dans sa grande composite tant religieuse ou politique lui rendirent un hommage mérité ainsi que le monde entier avec plus de 27chefs d'État et une imposante délégation française avec à sa tête le président François Mitterrand ce 07 février 1993 à Yamoussoukro pour les obsèques. Le monde entier venait ainsi de rendre le dernier hommage au grand sage d'Afrique et apôtre de la paix qu'était le président Félix Houphouet Boigny.


Mr Henri Konan Bédié, à peine installé président de la république, annonça déjà les couleurs en mettant en garde tout le monde même ses propres frères du PDCI. Il se mit à diriger la côte d'ivoire de façon clanique et par affinité. Les autres Ivoiriens se sentirent frustrés et ignorés dans les choses de l'État, se demarquerent petit à petit. La cohésion et la paix n'y étaient plus présent dans ce beau et joyaux pays qu'était la côte d'ivoire. La haine et la colère commencèrent à naître dans le cœur des uns et des autres. Les regrets se faisaient sentir quand à la disparition du vieux, comme il était appelé affectueusement par les ivoiriens. Houphouet Boigny, président énigmatique disait << Le vrai bonheur, on l'apprécie lorsqu'on l'a perdu >> . Oui, ce bonheur tant parlé était réellement perdu pour les Ivoiriens et cette assertion collait parfaitement à la réalité du pays.

A l'approche des élections présidentielles d'octobre 1995, les différents partis politiques se faisaient menacer par le PDCI parti au pouvoir.

Un fait marquant dans l'histoire, certains cadres du PDCI ne se sentaient plus bien au PDCI par des traitements qu'ils qualifiaient de dégradants et d'humiliants, décidèrent de quitter le PDCI. La dissidence avec à sa tête Mr Djeni kobenan créé le rassemblement des républicains (RDR) en 1994 sous la présidence de l'ancien 1er ministre Alassane Ouattara.A la suite de cela, un mandat d'arrêt international est lancé contre Alassane Ouattara qui était en France. Il se retrouva en exile forcé. Beaucoup d'ivoiriens se sont sentis marginalisés, d'autres frères ivoiriens sont traités d'étrangers selon eux avec l'apparition du mot ivoirite. Une identité culturelle selon le pouvoir.

Les signes d'une révolution devenaient perceptibles. Malheureusement ce que l'on craignait , arriva. Le 24 décembre 1999, les militaires se révoltent et créent une mutinerie qui se transformera plus tard en coup d'état militaire pour déposeder le président Henri Konan Bédié de son pouvoir.


le chef de la junte militaire, le Gl Robert Guei

Mais quelle surprise !!! l'ancien chef d'état major des armées et ancien ministre de Bédié apparaît à la tête de la junte militaire, le Général Robert Guei c'est de lui qu'il s'agit est à la tête d'un comité national de salut public ( CNSP). Mais qui est le général Robert Guei?

Le général Robert Guei était le chef d'état major des armées sous feu le Président Houphouet Boigny avant d'être reconduit quelques temps et par la suite nommé ministre par le Président Bédié. Des soupçons de coups d'État au profit du Gl Robert Guei se murmurait au sein du pouvoir. Le Gl Robert Guei est déchu de tous ses attributs militaire par le Président Bédié, l'accusant de trahison. c'est ainsi que ce dernier se retourna dans son village de kabakouma comme lui même l'a dit.

A la tête de la junte militaire, le Gl Robert Guei travaillait avec tous les partis politiques de la place. Même l'ancien premier ministre Alassane Ouattara en exile est rentré au pays. Tout semblait repartir du bon pied, puisque la junte était venue pour sécuriser le pays et organiser de nouvelles élections présidentielles en 2000 car la junte à travers son porte parole décide d'octroyer le pouvoir aux civils après un an de gestion de la transition. C'était la mission que s'était assignée le CNSP. Le Gl Robert Guei était aimé de tous, il a sillonné toutes les régions du pays pour parler de paix et de la cohésion dans le pays. Enfin, la côte d'ivoire renaissait de ces cendres.

Malheureusement l'exercice du pouvoir devient difficile si on commence à avoir du goût pour le pouvoir et oublier les promesses faites. Le Gl Guei a commencé à avoir du goût pour le pouvoir et il décida de se porter candidat aux prochaines élections présidentielles. Tous l'interpella mais rien n'y fit.

Les candidatures d'Henri Konan Bédié et du Dr Alassane Ouattara, les deux poids politiques furent rejetées par la cour suprême présidé par Mr Tia Koné, président de la cour suprême de l'époque.


Mr Tia Koné, président de la cour suprême de CI

Seule la candidature de Laurent Gbagbo fut déclarée recevable. Le Gl Robert Guei sera opposé au président du Fpi Laurent Gbagbo pour les élections présidentielles d'octobre 2000. Malheureusement pour le Gl Guei, les ivoiriens élisent Mr Laurent Gbagbo comme président de la république. Il fallait s'attendre au refus du Gl Guei de quitter le pouvoir. Mais une cohorte de patriotes envahit le plateau, Centre des affaires abritant le palais présidentiel après l'appel lancé par Laurent Gbagbo. Les militaires restés loyaux aux Gl Guei tiraient sur les manifestants à balles réelles. Voyant tant de morts et de blessés, le Gl Guei décida de quitter le pouvoir.


A son investiture, le président Laurent Gbagbo decide de faire venir son frère Bédié en exile après le coup d'état de 1999 pour que tous s'unissent pour organiser des journées de réconciliation et travailler main dans la main pour unir les ivoiriens et ivoiriennes.

A Suivre.

Édité par Ben Zoro.

Content created and supplied by: serybibenjamin (via Opera News )

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