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Gbagbo fustige le 3ème mandat : “le problème de l'Afrique, c'est le non respect des textes”

Il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix, dit-on. De retour en sur la terre de ses ancêtres, l'ancien Président ivoirien, Laurent Gbagbo a décidé de rendre une visite, ce samedi 10 juillet 2021, à son aîné, le Président Aimé Henri Konan Bédié dans son fief de Daoukro.

Alors qu'il s'adressait à des cadres issus des deux partis politiques, Laurent Gbagbo n'a pas manqué de fustiger le troisième mandat. Après avoir donné sa vision de la réconciliation nationale, l'ancien président, faisant un lien entre les évènements de 1993 qui ont vu l'accession du Président Bédié au pouvoir à la suite du décès du Père fondateur Félix Houphouët, a estimé que les violences enregistrées au cours des dernières années feraient suite à un “seul et même problème” : le non respect de la Constitution.

« Il ne faut pas beaucoup pour faire la réconciliation dans un pays. Il faut se dire les vérités au moment où il faut le dire. Il faut se dire les vérités pour que les vérités guérissent, soignent. Il ne faut pas les dire pour blesser. Je ne dirai pas des bravades pour blesser mais je dirai des vérités qui doivent guérir » a-t-il lancé d'entrée. Et poursuit-il « quand il y a eu le problème du troisième mandat, j'ai repensé à 1993. Je dis “Voilà les mêmes problèmes” : le non respect des textes. Nous écrivions les textes et puis on les froisse et on les jette. Or un texte qu'on écrit est fait pour être appliqué. Si on ne veut pas que le pays brûle, on doit respecter ce qui est écrit »

Et conclut-il : « Parce que dans cette bataille contre le troisième mandat, dans cette région, il y a eu des morts. Un petit a été décapité et j'ai regardé ça depuis Bruxelles. Mais quel spectacle donnons-nous au monde ? » a-t-il interrogé.

Après la décision d’Alassane Ouattara, en août 2020 de se porter candidat à l’élection présidentielle, « par devoir citoyen », « pour l’amour de son pays » pour maintenir « la paix, la sécurité nationale et sous-régionale », le thermomètre du climat politique ivoirien avait grimpé subitement de plusieurs degrés. Des manifestations à l'appel de l'opposition ont eu lieu dans plusieurs villes du pays occasionnant officiellement 85 morts et 484 blessés.


Yannick_LAHOUA

Content created and supplied by: Yannick_LAHOUA (via Opera News )

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