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Les 03 prisons les plus dangereuses

De la prison de Qincheng a celle d’Alcatraz

Voici les 03 prisons les plus dangereuses dont les évasions sont presque impossible.


1-La prison de Qincheng

Rendons-nous en Chine, à Pékin, et plus précisément dans le district de Changping, pour aller voir de plus près la prison de Qincheng.

Construit en 1958 avec l’aide de l’URSS, ce pénitencier a surtout accueilli des criminels de guerre et des prisonniers politiques. Quand les détenus arrivaient pour la première fois dans cette prison, la qualité de leur séjour dépendait de leur rang social et de la gravité de leur fautes.

En effet, un détenu de haut rang pouvait espérer des conditions de vie plus commodes et accéder à plus de loisirs ; ce n’était pas le cas du prisonnier de rang inférieur. Celui-ci n’a que peu de droits. On ne l’appelle plus par son nom, mais par des chiffres. Il vit dans une étroite cellule et ne peut voir ni les bâtiments ni la cour à travers sa fenêtre.

Il est réveillé à sept heures sous les sifflets et doit se coucher à 21h sous les mêmes sifflets. Et durant la nuit, les lumières restent allumées afin que les gardes puissent le voir. De plus, les détenus sont forcés de garder leurs mains hors des draps en dormant.

Durant la journée, les détenus n’ont pas un large choix d’occupation. Il leur est autorisé de faire de l’exercice ou de marcher, mais à la condition qu’il ne soient pas en contact avec les autres prisonniers. Ils ont droit à une demi-heure de douche par semaine ou par mois sous la surveillance d’un agent.

Ils peuvent parfois faire des travaux manuels, mais n’ont pas droit à la bibilothèque, réservée aux détenus de haut rang, ni au même repas que ceux-ci. En effet, ils doivent se contenter de céréales, de soupe et de légumes salées, contrairement aux autres qui peuvent goûter à la viande ou au poisson.

Le bon côté des choses, c’est qu’ils peuvent recevoir des visites dans une salle spéciale divisée en deux sections. La communication entre le visiteur et le détenu se fait à travers une vitre. Bien que ces visites se déroulent toujours en présence de surveillants, et qu’elles n’aient pas lieu souvent, elles constituent tout de même une consolation.

Au moins, les détenus sont bien vivants

En effet, tous ces prisonniers politiques auraient pu être exécutés, si l’ordre de Mao Zendong, donné en 1957, n’avait été respecté. Mao avait déclaré, en substance, que l’exécution des criminels avaient beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages pour la société.

Mais si on les maintient en vie, ils n’en sont pas moins maltraités, ainsi que le rapporte Wei Jingsheng dans un livre dénonciateur. En effet, il y est rapporté que, durant la révolution culturelle, de nombreux sévices étaient pratiqués sur les détenus : abus psychologiques, torture physique, punitions extrêmes et privation de nourriture.

Enfin, la prison de Qincheng est si sûre et si bien gardée qu’aucun cas d’évasion n’a été rapporté. Et les prisonniers politiques, livrés à leur sort sans espoir de salut, n’ont que deux choix : mourir ou résister en silence.


2-Tadmor

La prison Tadmor de Palmyre, dont il ne reste que des ruines, était située en Syrie, et elle est surnommée « le royaume de la mort et de la folie » par un poète syrien qui y a été incarcéré.

C’était un bagne infernal, où la seule forme d’évasion possible était la mort. Construite en plein désert, en 1930, par des français, la prison Tadmor fut, entre 1971 et 2000, le cauchemar de tous les dissidents politiques de l’ancien président syrien Hafez El-Assad.

En 2015, l’Etat Islamique s’en empara, et fit exploser tous les bâtiments. La prison Tadmor était décrite comme le pire endroit du pays, où les prisonniers les plus chanceux ne devenaient pas tout à fait fous.

A l’extérieur de ses murs, les militants, affiliés aux Frères Musulmans et opposés au régime du président en place, revendiquaient leurs droits, causaient des turbulences sociales et devenaient de plus en plus populaires.

Quand les agents de l’ordre s’emparaient de ces activistes, un traitement pire que la mort leur était réservé. On les conduisait à la prison de Tadmor, et en guise de « fête d’accueil », les tortionnaires leur infligeaient d’atroces supplices.

Les prisonniers vivaient dans une angoisse perpétuelle

Ils sont tassés dans un dortoir sombre et insalubre, ne mangeant presque rien, ne recevant pas de visite. Mais ce n’est là qu’une partie des mortifications qu’ils enduraient. Les gardes se saisissaient chaque jour et de manière aléatoire et sans raison, de plusieurs détenus qu’ils torturaient.

Ceux-ci n’avaient pas le droit de regarder les geôliers dans les yeux, qu’ils distinguaient par la couleur de leurs bottes. Ils n’avaient pas non plus le droit de regarder à travers la fenêtre du dortoir. S’évader, c’était s’exposer aux pires châtiments imaginables. De plus, ils étaient perpétuellement humiliés.

Bienheureux étaient ceux qui s’armaient d’une suffisante patience !

Ceux qui survivent à cette expérience extrême ont donné au monde leur témoignage, soit à travers des récits, soit à travers des poèmes, et les souvenirs qu’ils ont relatés glacent le sang ! La prison de Tadmor était le symbole de leur esclavage, et pour eux, l’humanité entière devaient être éclairés sur ce qui se passait entre ces murs de ciment.

Mais ce symbole fut détruit en 2015, par les membres de l’Etat Islamique, qui ont pris soin d’abord de photographier ces lieux inconnus même des ONG. Yassin Haj Saleh, qui a y été emprisonné un certain temps, a fait savoir que la destruction de cette prison était un coup porté à la liberté de tous ceux qui y ont souffert.

Le pire des évènements qui se soit déroulé dans cette prison est sans conteste le massacre du 27 juin 1980. Après l’insurrection des Frères Musulmans, et une tentative d’assassinat avorté sur le président syrien, les Forces armées syriennes décident de se venger, et fusillent, en représailles, des milliers de prisonniers liés au mouvement rebelle, dans leurs dortoirs. Ce fut l’épisode sanglant qu’ait connu la prison Tadmor.

Aujourd’hui il n’en reste plus que des ruines, des photographies lugubres et des souvenirs bouleversants.


3-La prison d’Alcatraz

Aux Etats-Unis, dans la baie de San Francisco, se trouve l’une des prisons les plus légendaires qui ait jamais été bâtie: la prison fédérale d’Alcatraz, dressée sur une île de neuf hectares.

A l’origine, en 1850, cette construction était une forteresse destinée à protéger la baie, et au fil des années, les ingénieurs américains la fortifièrent en construisant une citadelle et de hauts murs. Mais au début du 20ème siècle, Alcatraz devint progressivement une prison militaire, avant d’être administrée par le Bureau Fédéral des Prisons en 1933.

La même année, la prison d’Alcatraz commença à accueillir des prisonniers civils. Le gouvernement, inquiété alors par la hausse du nombre de meurtres, souhaitait que cette prison incarne la lutte contre la criminalité. A dater de cette époque, cette prison devint un lieu carcéral unique, tant par son emplacement et sa gestion que par le mythe et le prestige qui l’entouraient.

Une prison trop dangereuse

En effet, la prison d’Alcatraz exerçait une telle fascination que les bandits désiraient y être incarcérés pour compléter leur réputation de hors-la-loi, si absurde que cela puisse être.

Pourtant, tout était hostile dans cette prison, encerclée par des eaux dangereuses et des courants très forts. Quand un détenu y était emprisonné, il était le sujet de traitements psychologiques très pénibles. On le dépossédait de son nom, et on ne l’appelait plus que par un matricule.

Le détenu doit se plier à une routine exigeante et une discipline totale. Il existait même une règle interdisant au détenu de parler à haute voix, et de lire des magazines qui pourrait l’instruire des évènements du monde extérieur. Si les conditions de détention était terribles les premiers temps, elles se sont néanmoins assouplies au fil des années.

Les détenus n’étaient généralement pas mécontents de s’y retrouver ; de grands noms de la criminalité y ont séjourné, comme Al-Capone, Robert Stroud ou Goerge R. Kelly, et ils n’étaient pas peu fiers de vivre le même sort que l’élite des criminels.

Cependant, si l’envie les prenait de s’évader, ils se heurtait toujours à des obstacles insurmontables. Les plus téméraires ont poussé jusqu’au bout leurs tentatives d’évasion, mais toutes ont échouées. Quand ils réussissaient à tromper l’attention des gardes, il fallait encore traverser la baie, lutter contre les courants et éviter les requins blancs.

Qui a pu échapper de la prison d’Alcatraz ?

Les seuls qui soient parvenus à s’échapper, en 1962, Frank Morris et les frères Anglin, ont utilisé un radeau, et personne ne les a jamais retrouvés, et il est probable qu’ils se soient noyés.

Aujourd’hui, il n’y a plus de détenus dans la prison d’Alcatraz, qui a été définitivement fermée en 1963, à cause de coûts d’entretien trop élevés. En effet, la prison était isolée et il n’y avait aucune culture sur l’île ; tout était acheminé par bateau, y compris l’eau douce.

Content created and supplied by: Flaashnews (via Opera News )

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