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Succession au RHDP : Ce que Alassane Ouattara veut éviter

Au RHDP, la succession d’Alassane Ouattara en 2025 est déjà sur toutes les lèvres même si le chef de l’État estime qu’il peut briquer un autre mandat que lui permet la Constitution.

Dans l’entourage du chef de l’État, il se murmure qu’il ne veut pas d’un autre mandat car il s’était porté candidat par « force majeure » en 2020, selon les termes d’Alassane Ouattara, lui-même. Une candidature qui avait provoqué des troubles en octobre dernier.

Donc la succession est ouverte. Très ouverte même. Suite à la mort brutale des deux premiers ministres, tous présidentiables, Alassane Ouattara s’est vu obligé de bombarder Patrick Achi Premier ministre.

De l’avis de plusieurs observateurs, l’ex-sécrétaire général de la Présidence a le profil idéal pour succéder à Alassane Ouattara.

 « On avait tous parié sur Patrick Achi après la mort de Gon mais Alassane Ouattara a préféré Hamed Bakayoko. La disparition de Hambak a naturellement propulsé Patrick Achi à la Primature. L’homme est un fin technocrate qui a fait toutes ses classes au PDCI », indique Franck Ebi, journaliste proche du pouvoir.

 Dans le cercle de Patrick Achi, on commence à songer à l’après Ouattara surtout que l’actuel Premier ministre à le coffre et le verbe d’un chef d’État.

Mais tous savent que la partie sera difficile. Car, Patrick Achi n’est pas un militant de premières heures du RHDP.

Transfuge du PDCI, l’homme pourrait être confronté aux calciques du RHDP.

Même si personne n’ose le dire, Téné Brahima, pourrait jouer les premiers rôles en 2025 s’il a le soutien des influents Adama Bictogo, Kandia Camara et de la doyenne Henriette Dagri. Pour l’instant, les cadres influents font la fine bouche et entretiennent le mystère autour d’un soutient ou non à Téné Brahima.

Un Téné Brahima dont les groupes de soutien sur les réseaux sociaux se multiplient et trahissent visiblement les ambitions de l’homme.  

Tout ceci ne rassure par le chef de l’État. Car dans le fond, Alassane Ouattara redoute une implosion de son parti en cas de non-consensus autour de son potentiel successeur.

« Amadou GON avait l’avantage d’être un technocrate et un fidèle d’Alassane Ouattara. Hamed Bakayoko était un homme de consensus, influent auprès des différentes couches sociales et fidèle aussi à Alassane Ouattara. Certes les autres cadres sont des fidèles mais n’ont pas le même aura que les deux défunts. Tout ceci met Alassane Ouattara dans une situation inconfortable. Il va devoir faire avec les éléments présents tout en sachant que ses collaborateurs et cadres du parti n’accepteront pas qu’un transfuge du PDCI soit choisi pour la succession de ce dernier en 2025 », soutient Touré Aboudrahamane, militants actif du RHDP  

Dans les grins et certains cercles du RHDP, on n’image pas Ouattara laisser les rênes du parti à des nouveaux-venus.

Dans cette atmosphère de reconstruction du parti après le mort de Gon Coulibaly et Hambak, Alassane Ouattara sait qu’il joue gros. Et qu’il devra son salut s’il arrive à trouver le cheval du consensus pour éviter une profonde crise en interne car les camps se dessinent déjà et chacun affûte ses armes.

Jephté Le Grand  

Content created and supplied by: Jephté (via Opera News )

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