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Ce que révèlent ces scandales financiers

                      Un autre regard des scandales financiers.

L’actualité au Bénin, nous apprend l’arrestation de plusieurs cadres de l’Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT) selon le rapport d’audit sur la gestion de cette agence (conseil des ministres du 07/07/2021 du Bénin) ainsi que l’arrestation d’un patron de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Drogues et des Précurseurs (Ocertid, Bénin). Quant à la Côte d’Ivoire, l’actualité récente avait brillé avec la suspension de certains directeurs (AGEDI, ARTCI, AGEF, NPSSP) de plusieurs sociétés, (sika finance, 25/06/2021). Ces arrestations que nous saluons si elles sont fondées montrent l’engagement des chefs d’Etat de ces pays d’instaurer une gouvernance transparente et saine dans les sociétés et agences d’Etat mais également témoignent de leurs déterminations à éliminer la corruption, la mauvaise gestion des fonds publics qui gangrènent les Etats africains. Ainsi, au-delà de ces arrestations et sanctions pour promouvoir la bonne gouvernance, qu’elle autre lecture pouvons-nous faire ? Un autre regard est possible pour contribuer à réduire les risques des scandales financiers dans nos pays.

                    Scandales financiers par-ci, scandales financiers par-là, notre analyse.

Un scandale selon le dictionnaire Larousse (www.larousse.fr), est défini comme : « Effet fâcheux, indignation produits dans l’opinion public par un fait, un acte estimé contraire à la morale, aux usages…grave affaire malhonnête, honteuse, qui a un grand retentissement dans le public… ». A la compréhension de cette définition, un scandale n’est pas à souhaiter pour le bien de tous. Mais nous remarquons que les scandales qui devraient être rares, à éviter dans la société des hommes, semblent côtoyer notre quotidien et cela devient inquiétant. Ce qui fait mal à un chef d’entreprise, c’est de confier sa société à un manager et de remarquer que celui dilapide les fonds avec ou sans la complicité du comptable et de certains agents. De même, lorsque le peuple confie la gestion du pays à un homme ou une femme, pour conduire la destinée de ce pays, c’est en espérant qu’il pourra assurer par ces qualités et valeurs le bonheur voulu. Ainsi, en est-il du Président qui choisit ses ministres et nomme certains directeurs ou accepte leurs nominations sur proposition des ministres. Pour chaque responsabilité confiée, il s’attend à des résultats tout comme le peuple qui attend des comptes de lui à la fin de son mandat. Mais il n’y a pas que le peuple, il y a également des partenaires financiers, bailleurs de fonds qui attendent que les fonds prêtés ou donnés soient bien gérés. Ainsi à chaque niveau, les hommes sont choisis selon des critères, qui peuvent être leur compétence, l’intelligence, leur probité ou loyauté afin de mener à bien la mission qui leur est confiée en vue de l’atteinte des objectifs fixés. Mais de plus en plus, d’un pays à un autre, des cas de corruption, de malversations financières, de fraudes font surface avec plus d’ampleur. Et ces situations conduisent à se poser des questions sur les qualités d’hommes et de femmes qui gèrent nos institutions, sociétés…

Des hommes et des femmes compétents, intelligents il en existe et en existera. Mais est-ce que chaque poste est occupé par l’homme ou la femme qu’il faut ? Les choix sont-ils faits selon des affinités parentales, politiques, affiliation à un même groupe ou club sans chercher véritablement à faire une enquête sur le/la candidat(e) à ce poste ? Si les choix sont bien faits avant de promouvoir une personne à un poste de responsabilité donné, et en supposant que chaque poste correspond à l’homme ou la femme qu’il faut, et que malgré les procédures, les audits (qui généralement viennent en amont, mais leurs recommandations sont pour l’avenir afin d’améliorer), les services de contrôle interne…nous assistons à des détournements, des fraudes, des vols et de ces scandales financiers à n’en point finir cela montre un défaut de patriotisme, du sens de l’intérêt général, l’égoïsme poussé de ces acteurs et que le problème est très profond. La solution pour réduire ou éviter les scandales financiers en Afrique est dans l’homme à travers un retour aux valeurs. En Afrique, le bien public est sacré et honoré, préservé et bien entretenu pour le bien de tous. Ainsi, un retour à la source, à travers l’éducation éthique, l’adoption de comportements éthiques à chaque niveau aidera à construire une société d’hommes et de femmes intègres.

OROU Orou Raymond, Auditeur et Ethicien des organisations.

Content created and supplied by: Raginmund (via Opera News )

Bénin

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