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Politique nationale : les dessous des coups du parti au pouvoir contre Gbagbo

Ce n’est un secret pour personne, les Ivoiriens aspirent à la paix. C’est pourquoi quel que soit le bord politique ils ont applaudi des deux mains la rencontre au palais présidentiel entre le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, et son prédécesseur. Mieux, le président de la République s’est lui-même félicité de cette rencontre qui, selon lui, était très attendu des Ivoiriens. Plus encore, il a ajouté qu’il élargirait le cercle des discussions à d’autres acteurs de la scène politique ivoirienne. Chose très attendue. Mais contre toute attente, ce sont des déclarations chargées qu’il est donné d’entendre en direction de l’ex-président. « Laurent Gbagbo doit savoir qu’il reste poursuivi ». Là où beaucoup espèrent que le chef de l’Etat aille dans le sens du dégel qu’il a initié et qui a permis à Gbagbo de rentrer en Côte d’Ivoire.  "...Il n’est pas bien de vouloir exploiter l’émotion et la naïveté de ses partisans pour blanchir sa conscience..."  a mis une autre couche Amadou Coulibaly, le porte-parole du gouvernement. En politique on ne fait pas la passe à l’adversaire.  Le parti au pouvoir porte ses coups pour affaiblir son adversaire en prélude aux joutes électorales à venir. Les élections locales, puis la présidentielle. Et c’est de bonne guerre. Sinon, ceux demandent à cor et à cri la réconciliation réclament également la libération des prisonniers de la crise postélectorale de 2010/2011, le retour des exilés. Le dire comme le fait Gbagbo ne devrait pas provoquer des réactions qui érodent le pari de la réconciliation, l’objectif recherché par tous. En premier le parti au pouvoir. Surtout que Gbagbo et son parti, le PPA-CI se sont résolument engagés dans la démocratie participative. Il suffit de voir leurs déclarations autour de l’opération de recensement de la population et de l’habitat lancée par le parti au pouvoir. C’est pourquoi, les Ivoiriens sont en droit d’attendre de leurs leaders politiques, le dégel pour plus de quiétude. Le gouvernement gagnerait à donner le ton, en rassemblant autour de la nation éburnéenne ses fils et fils comme l’a promis par le chef de l’Etat à notre confrère Jeune Afrique. Avec moins de calculs politiques, c’est la Côte d’Ivoire qui va gagner.

 

Tché Bi Tché

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Content created and supplied by: NISSIANAELLE (via Opera News )

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