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Attaque de N'dotre : vent de critiques contre les preuves des autorités militaires

Les preuves brandies par le commissaire du gouvernement ivoirien, le contre-amiral Ange Kessy, jeudi 22 avril 2021, sur les antennes de la RTI 1 au journal télévisé de 20 heures, relatives à l'attaque du camp militaire de N’dotré, dans le Nord d'Abidjan, sont loin de faire l’unanimité. Et pour cause.

« On ne peut pas monter un coup pour tuer nos hommes », a fait savoir Ange Kessi, après l’attaque de N’Dotré. Certes, mais l’idée d’un mercenaire emportant un contrat d’attaque militaire avec lui sur le théâtre des opérations suscite beaucoup d’interrogations. D’autant que le mercenariat n’est pas autorisé par la loi. A quoi servirait la preuve d'un contrat de mercenariat ? Par ailleurs, ces contrats non froissés, ne sont signés ni par l’employeur, ni par l’employé.

Le contraste est éloquent car les autorités militaires ivoiriennes n’ont jusque-là pas encore identifié les terroristes qui ont attaqué Kafolo (Nord du pays) à deux reprises.

Par-dessus cette image rare d’un travailleur qui se rend au travail chaque jour avec son contrat, le document présenté par l’autorité militaire indique un engagement de 5000 dollars sur trois ans, soit 2 millions 500 mille Frs Cfa. Ce qui équivaut à 833 mille Frs Cfa par an et donc 69 mille Frs Cfa par mois.

Diversion, mascarade sont les mots qui reviennent chez certains détracteurs ivoiriens en raison de la facilité des preuves brandies qui interrogent sur la nécessité d’une enquête.

 

Cyrille NAHIN

 

Content created and supplied by: Cyrille_NAHIN (via Opera News )

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