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Blé Goudé, Simone, Stéphane Kipré : les pro-Gbagbo étalent leurs "divisions", le RHDP peut se rassurer

Ce Samedi 25 Septembre, chacun y est allé de son propre sujet. L’ex première dame, Simone Gbagbo était célébrée au Palais des sports d’Abidjan, par les membres du Mouvement Générations Capables (MGC) dont elle est la marraine. A 14 kms de là, c’étaient les militants du Congrès Panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples (COJEP) qui faisaient leur show à l’hôtel Belle Côte de la Riviera, à l’occasion de la cérémonie officielle de présentation du pagne d’accueil pour le retour de Charles Blé Goudé.

 

Et dans la capitale politique, Yamoussoukro, l’Union des Nouvelles Générations (UNG) de Stéphane Kipré, battait le rappel de ses troupes pour officialiser son ralliement total au nouveau parti que se prépare à créer Laurent Gbagbo à la mi-Octobre. Trois manifestations distinctes avec en avant, les images de trois personnalités centrales de l’ancien régime de Laurent Gbagbo. Après 10 ans d’attente indéfinie, les partisans de l’ex chef d’état, restés mobilisés pendant toute la durée de son procès à la Cour Pénale Internationale (CPI) auraient certainement mérité mieux de d’assister de manière aussi scabreuse à l’éclatement de leur famille politique qui périclite.

 

Autre détail important à noter, le profil des adversaires d’aujourd’hui. La plupart des partisans de Blé Goudé, Simone Gbagbo ou Stéphane Kipré constituaient le groupe d’irréductibles appelés Gbagbo Ou Rien (GOR). 3 mois après le retour de l’ex chef d’état, le constat est alarmant. Ces leaders semblent évoluer sur des trajectoires politiques différentes. Blé Goudé visiblement motivé à s'affirmer politiquement avec le COJEP, Simone Ehivet encore imprécise sur ses ambitions politiques, même si le soutien clairement affiché que lui vouent les militants du MGC, tend à lui prêter des ambitions politiques. Et Stéphane Kipré qui lui, a choisi le camp de l'ex chef d’état.

 

La crise de leadership pour le contrôle du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi Nguessan étant révolue, des dissensions tout aussi graves ébranlent le sillage de l’ancien président. Pour le RHDP au pouvoir, le scénario est sans doute parfait. On ne pouvait pas rêver mieux.

 

L’unité affichée par le camp Gbagbo depuis sa chute en Avril 2011 vole progressivement en éclats. Et c’est tant mieux pour les calculs politiques, surtout dans la perspective d’une confrontation électorale à l’horizon 2025 pour laquelle, les divisions constatées dans le clan Gbagbo constitueront des éclaircis pour le pouvoir en place.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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