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Analyse : les raisons du communiqué ''précipité'' de la CEDEAO sur la situation au Burkina Faso

Voici selon notre analyse, le sens du rapide et bref communiqué de la CEDEAO sur la situation au Burkina Faso, alors même qu'une mutinerie était en cours.

Dans un communiqué publié sur le site de l'organisation ouest africaine le dimanche 23 janvier 2022, le président de la commission de la CEDEAO Jean Claude Kassi Brou qui suit la situation politique tendue au Burkina Faso << appelle au calme et marque sa solidarité avec le président Roch Marc Christian Kaboré...>> L'ivoirien <<demande aux militaires de demeurer dans une posture républicaine et de privilégier le dialogue avec les autorités.>> D'emblée, il faut noter que la CEDEAO ne condamne pas les mutins, elle privilégie le dialogue. Ces propos conciliants sont en déphasage avec les lourdes sanctions imposées au Mali récemment. N'est-ce pas qu'elle a le sentiment d'avoir mis le pied dans la fourmilière ?

En effet, en sanctionnant sévèrement le Mali, l'organisation sous-régionale pensait décourager les militaires tentés de marcher dans les pas des colonels Assimi Goita et Mamady Doubouya. Or les évènements au Burkina Faso démontrent que les sanctions n'ont pas produit l'effet escompté. Bien au contraire, elles ont contribué à mettre le feu aux poudres. Certaines organisations de la société civile burkinabè accusent la communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest d'être à la solde de l'ancienne puissance coloniale, la France. À moins que comme l'insinuent des indiscrétions, ce communiqué était en fait une bouée de sauvetage lancée au camarade Roch Marc Christian kaboré en difficulté en ce moment là.

Comme disent les anglais ''wait to see''

Content created and supplied by: Femmegouro (via Opera News )

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