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Voici le parcours de Guillaume Soro, l'ex-Président de l’Assemblée nationale

grasso
2020-09-05 11:06:31

 

Guillaume Soro est un Sénoufo de Ferkessédougou (nord de la Côte d'Ivoire) et est de confession catholique. Père de 4 enfants, il partage sa vie avec Sylvie Tagro, une Bétée du sud-ouest, depuis ses années de lutte estudiantine.

Son père militait au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).


Parcours universitaire

Engagé politiquement (surnommé le Che ou encore Bogotha), il est à la tête de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire de 1995 à 1998 (FESCI) alors qu'il préparait une licence d'anglais à l'Université Félix-Houphouët-Boigny d'Abidjan. À la faculté des lettres, arts et sciences humaines (FLASH), il obtient une licence d'anglais et le C2 (certificat 2) de maîtrise sans toutefois soutenir son mémoire. En décembre 1998, il quitte la tête de la FESCI et part l'année suivante, en 1999, poursuivre ses études en France où il s'inscrit simultanément aux universités Paris-VII et Paris-VIII, respectivement pour des cours d'anglais et de sciences politiques.

En 2018, il obtient un MBA de l'École de commerce de Lyon

.

Débuts politiques

En novembre 1999, à la suite de la grave crise qui secoue la Côte d'Ivoire, avec l'arrestation, la détention et la condamnation de la direction du Rassemblement des républicains (RDR), il est de retour dans son pays pour participer aux côtés de l'opposition aux mobilisations en vue de la libération des prisonniers politiques. Il est en Côte d'Ivoire lorsqu'intervient le coup d'État du 24 décembre 1999. Il avait auparavant créé le Forum international des étudiants francophones (FIEF), se gardant ouvertement de s'allier politiquement au Rassemblement des républicains d'Alassane Ouattara

En décembre 1999, on le voit aux côtés de Robert Guéi après son coup d'État réussi, mais il s'oppose à lui et s'allie à Alassane Ouattara lorsque celui-ci est exclu de l'élection présidentielle en 2000.


Responsable de la rébellion

En 2000, Laurent Gbagbo devient président. Avec la bienveillance du président burkinabè Blaise Compaoré, il s’installe dans une maison modeste d’Ouagadougou, où il participe à l’organisation d’une rébellion pour renverser le nouveau chef de l’État.

En 2002, les Forces nouvelles tentent un coup d'État à Abidjan, mais l’opération échoue. Guillaume Soro réapparaît en septembre 2002, lorsque les Forces nouvelles lancent sans succès une tentative de coup d'État à Abidjan[1], en qualité de porte-parole puis secrétaire général de la branche politique du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI), qui deviennent après les négociations de Linas-Marcoussis, les Forces nouvelles de Côte d'Ivoire, mouvement rebelle. Recherché par les militaires ivoiriens, Soro quitte le pays déguisé en femme.

Le poste de secrétaire général par intérim des Forces nouvelles est entretemps occupé par le ministre d'État, ministre de la Justice, Mamadou Koné.

Au gouvernement de réconciliation nationale puis de transition 

Guillaume Soro participe au gouvernement de réconciliation nationale de février 2003 à mai 2004, puis d'août 2004 à décembre 2005, comme ministre de la Communication. Le 28 décembre, il est nommé ministre d'État, de la Reconstruction et de la Réinsertion dans le gouvernement de Charles Konan Banny.

La signature de l'accord politique d’Ouagadougou offre aux Forces nouvelles le poste de Premier ministre. Les Forces nouvelles désignent leur secrétaire général, Guillaume Soro, le 26 mars 2007 pour exercer cette fonction .

Guillaume Soro entre en fonction le 4 avril et son gouvernement est installé trois jours plus tard. Le gouvernement doit mettre en place notamment deux points clefs de l'accord politique d’Ouagadougou : la préparation d'élections devant se tenir dans les dix mois à compter de mars 2007, puis l'unification des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) et des Forces armées nationales de Côte-d'Ivoire (FANCI).

  Premier ministre

Le 4 décembre 2010, alors qu'éclate une controverse sur les résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle du 28 novembre, Guillaume Soro remet sa démission à Alassane Ouattara qu'il reconnaît comme vainqueur légitime du second tour de l'élection face à Laurent Gbagbo, dont Guillaume Soro était le Premier ministre depuis 2007. Ce dernier le reconduit dans ses fonctions de Premier ministre. Soro forme alors son nouveau gouvernement le 6 décembre dans lequel il détient également le portefeuille de la Défense.  

Président de l'Assemblée nationale

Le 12 mars 2012, Guillaume Soro est élu à l'unanimité président de l'Assemblée nationale[12], ce qui fait de lui le deuxième personnage de l'État.

Son mandat est marqué par une activité accrue et d'un rôle renforcé du parlement. Il est par ailleurs amené à effectuer plusieurs voyages diplomatiques, notamment en Europe et en Asie. En mai 2016, lors de la 14e Conférence parlementaire afro-arabe, Guillaume Soro est désigné président de cet organe parlementaire, cadre d'échanges entre les députés africains et leurs homologues du monde arabe [13]. Il est également membre de l'Assemblée des parlementaires francophones.

En tant que président de l'Assemblée nationale, il centre ses actions principalement sur la jeunesse, les questions sociales, mais également sur les questions liées à l’environnement [14]. Il souhaite notamment que la Côte d'Ivoire recoure davantage aux énergies renouvelables, objectif qu'il réaffirme à quelques semaines de la COP21, en septembre 2015 déclarant que "la question de l'écologie reste une préoccupation majeure"[15].

Il appelle régulièrement à une lutte plus efficace contre les inégalités et à une croissance plus inclusive en assurant une meilleure répartition des fruits de la croissance. Lors de son discours de Nouvel An au personnel de l’Assemblée nationale et aux députés, il invite d'ailleurs ces derniers à placer la dernière année de la législature sous « le sceau du social et de la solidarité aux plus vulnérables »[16]. Il déclare également l’année 2016 comme « année de la solidarité »[16].

Au lendemain de l'attentat de Grand-Bassam en 2016, Guillaume Soro fait part de ses propositions de réformes en matière sécuritaire [14]. Il propose ainsi de créer des unités antiterroristes ou des forces spéciales afin de faire face à la menace terroriste grandissante. Selon lui, une réforme des services de renseignements ivoiriens, afin de donner plus de place au renseignement humain, s’avère nécessaire, ainsi qu’une meilleure coopération entre les services de renseignements régionaux. Afin d’apaiser les tensions religieuses susceptibles d’être exploitées par mouvements terroristes, il se prononce en faveur d’un État laïc et appelle à une pacification des relations entre le Nord musulman et le Sud chrétien et animiste.

Il est réélu président de l'assemblée nationale en 2017[1].

À l'issue des mutineries de janvier et mai 2017 (en), l’ancien chef rebelle est accusé une partie de l'entourage du président Ouattara d'avoir encouragé voire fomenté ces dernières, la presse internationale se faisant l'écho de son rôle trouble[1]. Ces accusations se fondent notamment sur la découverte d'un important stock d’armes à Bouaké dans une maison appartenant à son directeur du protocole Souleymane Kamagaté Koné alias « Soul to Soul », et ce bien que Guillaume Soro assure que les armes étaient stockées là depuis la crise postélectorale de 2011[1].

À la suite des vives tensions qui l'opposent au président Ouattara à la suite de cette affaire, le chef de l'État annonce fin janvier que Soro présentera sa démission du poste de président de l'Assemblée nationale le mois suivant. Soro ne rejoint pas le nouveau parti Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, dirigé par Ouattara et annonce sa démission le 8 février 2019, au cours d'une session extraordinaire de l'Assemblée nationale[17],[18].

Candidature à la présidence et multiplication des procédures judiciairesModifier

En octobre 2019, Soro annonce sa candidature à l'élection présidentielle d'octobre 2020[19].

Dans la foulée de l'annonce de sa candidature, Guillaume Soro lance un « mouvement citoyen », Génération et Peuples solidaires, qui vise à réunir l'ensemble des organisations pro-Soro (Comité politique, Mouvement pour la promotion des nouvelles valeurs en Côte d’Ivoire - MVCI, Rassemblement pour la Côte d'Ivoire - RACI, Alliance nationale pour le changement - ANC) en vue de l'élection présidentielle[20],[21].

En octobre, Soro annonce son retour en Côte d'Ivoire pour le 9 novembre après six mois à l'étranger[20].

Accusé de corruption et de déstabilisation du pays, un mandat d'arrêt international est émis à son encontre le 23 décembre pour « tentative d'atteinte à l'autorité de l'État et à l'intégrité du territoire national »[22].

Fin avril 2020, la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples demande la suspension de l'exécution du mandat d'arrêt international contre Soro. La CADHP ordonne aussi la libération de 19 proches ou partisans de Soro qui ont été arrêtés dans des affaires liées à Soro depuis décembre 2019[23],[24].

 Grasso et autre source

Source: grasso (via Opera News )

Tags:      

Côte d'Ivoire FESCI Guillaume Soro

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