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Côte d'Ivoire : La cohésion revient dans les discours

La cohésion sociale prend forme petit à petit dans les cœurs des ivoiriens et tout est à l’honneur du ministre Kouadio Konan Bertin, dit KKB. La Côte d’Ivoire a changé de langage et désormais, dans tous les discours religieux, politiques, on ne fait que prôner la cohésion sociale. Le ministre fait un travail de fourmi dans ses réceptions et audiences.

La semaine dernière, le ministre en charge de la cohésion s’était rendu dans le nord où, des conflits intercommunautaires étaient récurrents. Il y était allé pour mettre ensemble les deux grands peuples voisins : les Diawara et les Niellé. Avant de se rendre à Abidjan, il avait fait la surprise d’aller saluer les parents du président de la république, Alassane Ouattara.

Le même ministre de la cohésion et de la réconciliation était aux côtés de son aîné Aka Aouélé, président du Conseil économique et social dans le sud Comoé pour la finale d’un tournoi de football à Maféré. Une finale au cours de laquelle on comptait la présence des responsables du PDCI RDA, du FPI et du RHDP et dans tous les discours, on ne parlait que de cohésion entre les fils et filles de la région.

Pendant ce temps, dans le Zanzan, le ministre d’état Kouakou Kouassi Adjoumani, dans le même cadre, exhortait les frères adversaires d’hier, présents au stade à s’unir pour parler de développement et de paix.

Qui oserait croire que les frères ennemis d’hier, dans les régions ivoiriennes, pouvaient sans coup férir se retrouver d’eux-mêmes pour s’inviter à mettre le passé de côté et parler de cohésion ? Tellement que les tensions sociopolitiques étaient tendues et marquées, qui oserait parler et citer des noms d’adversaires ? Qui a intérêt à faire durer le mal et la douleur dans le cœur de ses frères et sœurs pour des questions politiques ? Aujourd’hui, ils se taquinent sans avoir peur de perdre leur poste et ça rigole. Toutefois, il faut qu’ils le traduisent aussi dans les faits et actes de leur quotidien.

Ils sont obligés de traduire dans les actes et gestes ce retour du pardon puisqu’ils se retrouveront toujours dans des deuils, le sport, la culture, etc. Les responsables des comités d’organisation doivent les obliger à s’asseoir sous les mêmes chapiteaux pour les contraindre à se parler.

Le constat est clair, entre les ivoiriens, il n’y a aucun antagonisme pour qu’ils se divisent. Ainsi donc au niveau de la réconciliation, il appartient aux trois grands icones de la politique de trouver les voies et moyens de s’entendre; c’est eux qui sont en conflit. Ils sont encore en vie alors qu’ils en profitent pour montrer à leurs compatriotes qu’avant de partir, ils vont leur léguer un héritage de paix et d’amour durable.

KKB fait sa part et il faut qu’ils joignent leur bonne volonté pour ramener la paix. Nous sommes d’avis que tous les ivoiriens prônent la cohésion sociale et non la réconciliation. On peut tout dire de KKB, mais il joue un rôle clé dans le gouvernement Patrick 1er.

Les ivoiriens reviennent de loin, mais de près, ils s’aiment et par le biais de leur cousinage à plaisanterie, ils font du mieux qu’ils peuvent pour se mettre au-dessus de toutes les démêlées politiques.

                                           Joël ETTIEN

Content created and supplied by: BusinessActuality (via Opera News )

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