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L'électricité par la force de la pensée du chef de l'État

Ceci n’est pas une fiction. Ce 3 août 1979, le chef de l’État est en fuite. Cette nuit-là, le palais présidentiel venait d’être encerclé par des insurgés. Chanceux, il a réussi à s’échapper de la capitale.

Il sait où se réfugier, pour préparer la riposte. Chez lui au village à Nsang Ayong ou du moins, à la nouvelle Banque Centrale. C’est le même endroit, de toutes les façons. Il parvient, non sans difficultés à s’installer dans ce haut lieu sécurisé.

Le personnel de la Banque Centrale a laissé faire. Heureusement qu’il est « l’Unique miracle de la Guinée ». Tout le stock de devises du pays est à sa portée.

Que faire à présent ? Il entend des coups de feu. Les loyalistes résistent bien aux insurgés. Ils sont motivés d’ailleurs, par la présence des instructeurs nord-coréens et cubains. Ici, il est bien en sécurité, de toutes les façons. Rien à craindre. Pas même le châtiment divin.

Il avait auparavant proclamé haut et fort, son athéisme et demandé aux prêtres catholiques d’intégrer dans le rituel, cette phrase, seule condition pour continuer de célébrer des messes, dans son pays. « Dieu créa la Guinée équatoriale, grâce à Papa Macias ». D’ailleurs, la devise du pays n’était-elle pas « Il n’y a pas d’autre Dieu que Macias Nguema»?

Le soir à 20h, les combats continuent, mais une déclaration a été faite à la radio. Lui, l’unique miracle de la Guinée, a été destitué. Plus président ? Cette proclamation sape le moral de certains soldats loyalistes. Mais, la majorité est motivée.

Deux jours plus tard, la nouvelle de la reconnaissance du nouveau pouvoir par le colonisateur espagnol, enfonce un peu plus le clou. La démotivation gagne progressivement l’ensemble des troupes.

Malgré le blindage du bâtiment et surtout du coffre-fort, il commence à craindre pour sa vie. Il a un autre bunker dans le village. Mais, bien avant de changer de bunker, il brûle toutes les réserves de devises du pays.

Il se réfugie dans une forêt, songeant à rejoindre, le Gabon, le pays de ses deux parents. Il est finalement arrêté dans cette forêt, le 18 aout 1979, après deux semaines de résistance et surtout de clandestinité.

Pour le juger, il n’y avait personne. Il détestait le mot intellectuel. De même que ceux qui s’en donnait les manières en portant par exemple des lunettes. Il avait pour cela, fait interdire les lunettes dans le pays, de même que…les chaussures.



Celui qui était capable, par la force de sa pensée (?) de produire de l’électricité, était craint de tous. Alors, pour l’exécuter, ce 29 septembre 1979, il n’y avait aucun soldat volontaire. Ce sorcier pouvait, avec ses pouvoirs mystiques (?), ressusciter et venir tuer ses exécuteurs…

Les soldats marocains, présents dans le pays, n’avaient pas cette phobie.

#dfgweb

Source : https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve/614

https://www.jeuneafrique.com/mag/640572/politique/ce-jour-la-le-12-octobre-1968-le-tigre-de-malabo-arrive-au-pouvoir/

Wikipedia

Crédit photo : Laly Backstage Tv. Un Basquiat, quand il signait SAMO.

https://www.kribiosuniversal.com/post/francisco-macias-nguema-ou-le-roi-fou-de-la-guinee-equatoriale

Content created and supplied by: DesforgesAdediha (via Opera News )

Banque Centrale

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