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PDCI-RDA: Attaqué, accusé, vilipendé, Guikahué répond à ses détracteurs

En pleine commémoration des 75 ans du parti fondé par Félix Houphouët-Boigny et ses compagnons, la 171ème session du secrétariat exécutif du Pdci-Rda s’est tenue ce mardi 20 avril 2021. A l’issue de cette séance ordinaire de travail, Pr Maurice Kakou Guikahué, Secrétaire exécutif en chef, a fait le point à la presse et s’est prononcé sur l’actualité de son parti.

 

Monsieur le secrétaire exécutif, vous sortez de la 171eme réunion du Secrétariat exécutif. Peut-on savoir de quoi vous avez parlé ?

Nous avons fait le bilan du lancement des commémorations des 75 ans du Pdci-Rda qui s’est déroulé au siège du parti le samedi 10 avril 2021. Je rappelle que le président Bédié a donné ce jour-là un grand message et nous avons suivi une grande conférence prononcée par le Professeur Koby Assa. 

En droite ligne de ce lancement nous avons continué notre programme. Le lendemain nous étions à l’église  Saint Jean de Cocody pour le culte religieux catholique. Le dimanche 18 avril nous étions également au Temple Jubilé de Cocody pour le culte protestant. Le 02 mai nous serons dans une église pour le culte évangélique. Et en même temps, il a été décidé d’organiser une journée de solidarité, de recueillement. 

Une journée de solidarité envers les prisonniers et de recueillement pour tous ceux que nous avons perdus pendant la période difficile que nous venons de traverser.

Cette journée se déroulera le jeudi 29 avril 2021 dans la cour de la maison du Pdci à Cocody. Le Comité d’organisation et les responsables de la communication vous donneront bientôt le contenu.

Mais ce qui est arrêté, c’est que nous avons, selon les sondages, beaucoup de nos militants qui veulent faire des dons, mais ils ne peuvent pas se rendre en prison, ils ne savent pas où aller. Il y a une offre importante, donc nous allons organiser cette journée pour que chacun puisse venir faire son don. Il y a un comité dédié à partir de la direction financière qui va s’occuper de la collecte des dons. Parce que ça peut être des dons en nature ou en numéraire. Celui qui a du riz ou des denrées non périssables, ce qu’on peut garder pendants plusieurs jours. Celui qui peut donner de l’eau, des pâtes alimentaires, tout ce qu’on peut manger et qui ne se périme pas. En plus de l’argent, tout est admis. Cela va se faire par délégation départementale et communale. Les militants d’une délégation se retrouvent et donnent ce qu’ils peuvent.

Mais également des personnes peuvent venir individuellement à la maison du parti pour faire parler leur cœur. Donc nous reviendrons là-dessus en fonction de ce que la communication va décider.

La décision majeure qui a été prise au secrétariat exécutif, c’est la journée de solidarité avec les prisonniers et de recueillement pour les victimes. Nous allons montrer aux uns et aux autres que depuis que les événements ont commencé, la tâche quotidienne du président Henri Konan Bédié, c’est de lutter pour que tout le monde sorte de prison.

Vous voyez, la politique ne se fait pas dans les rues. Ce n’est pas tout qu’on met dans les journaux. Il y a un adage que le père fondateur, le président Houphouët-Boigny nous a dit : ’’une panthère quand vous l’entendez c’est qu’elle a sa proie. Mais quand la panthère cherche, elle ne fait pas de bruit’’. On entend les gens dire que ’’le parti ne fait rien, la direction du parti ne fait rien. La direction du parti travaille, elle a fait libérer beaucoup de personnes. Donc le président du parti est à la tâche. Moi-même, je ne suis pas libre, je suis un prisonnier, je suis sous contrôle judiciaire. J’étais en prison où j’ai fait trois mois avant de sortir. Donc je suis solidaire de ceux qui sont en prison.

Vous ne savez pas ce qu’on fait tous les jours. Ce ne sont pas des choses qu’on va mettre tous les jours sur la place publique. Je voulais dire aux militants de faire confiance au président Henri Konan Bédié. Il s’occupe du dossier et au fur et à mesure les gens vont être libérés et aller vers un règlement de ce dossier. Qu’on nous fasse confiance, ce n’est pas la peine d’écrire partout que la direction du parti ne fait rien.

Effectivement tant qu’il y aura encore quelqu’un en prison, c’est qu’on n’aura pas fait assez. C’est la raison pour laquelle on a appelé les uns et les autres à venir faire parler leur cœur. Parce que ces dons peuvent aller à ceux qui sont encore en prison ou à ceux qui sont sortis et qui sont démunis. Vous pouvez sortir de prison et votre vie est déséquilibrée, vous ne vous retrouvez pas. On peut et on doit vous assister. Les charges sont énormes, le président fait tout, dépense beaucoup en énergie, en pourparlers et en argent pour entretenir et encadrer ces militants. On ne les a pas oubliés. On va leur dédier une journée spéciale.

 

Qu'est-ce que vous avez à dire aux jeunes qui reprochent à la direction de ne rien faire pour la libération de leurs camarades en prison?

 En expliquant, je pense que ces jeunes nous suivent aussi. Moi, j'ai fait trois mois en prison avant de sortir. Aujourd’hui le président s'occupe du dossier. Qu'on laisse le président travailler. Cela ne veut pas dire qu'on ne doit pas être solidaire. On peut rendre visite aux prisonniers dans les prisons, ce n'est pas fermé. Vous demandez la permission on vous y autorise et vous y aller. Donc tous les gestes de solidarité individuelle peuvent se faire. Ça se fait de façon quotidienne et toutes les semaines. Mais on veut organiser une journée de solidarité pour leur dire qu'on tient compte de ces prisonniers. Et ce n’est pas de gaieté de cœur qu'on regarde cette situation qui est une situation difficile. Vous pensez que quelqu'un est plus touché que le président dont le directeur de cabinet est encore en prison? Il n'y a pas quelqu'un qui est plus touché que le président. Mais le Président fait mains et pieds pour que les prisonniers soient libérés. Vous me permettez de dire aux militants de faire confiance au président, d'unir nos forces pour que nous ayons un bon résultat parce que ce n’est pas dans la cacophonie que nous pourrons avoir un bon résultat.

 

Vous avez une série de rencontres avec les structures spécialisées. Ces rencontres s’inscrivent-elles dans le processus de règlements des mésententes ou dans le cadre des festivités du 75ème anniversaire du Pdci-Rda ?

Après ce qui nous est arrivé, nous avons présenté un programme qui a été accepté. On a demandé que les bases se réunissent pendant trois mois. Donc, nous avons préparé des bases d’orientation. A partir de la conférence du Professeur Koby Assa Théophile. Parce que la conférence, c’est une opinion. Maintenant, la direction du parti a récupéré la conférence et en a fait un document et une feuille de route que nous allons donner aux délégués.

Toutes les structures qui sont invitées, c’est pour des échanges avec elles, pour leur dire comment nous voyons les choses pour qu’il y ait une harmonie. Parce qu’il y aura un comité national de synthèse. Il faut que les documents soient bien faits pour que la synthèse soit facile.

Ensuite, nous leur parlerons de la journée de solidarité avec les prisonniers pour voir comment, ils s’organisent. C’est pour le 29 avril, par délégation. Ensuite, nous allons rencontrer les jeunes, les femmes, et après tous les élus pour échanger avec eux parce qu’on veut que tous les compartiments, toutes les structures du parti réfléchissent. Donc, l’appel que je voulais lancer, c’est de quitter dans les journaux parce qu’un parti politique ne se gère pas dans les journaux. Il y a des tribunes et aujourd’hui, le président Bédié ouvre une lucarne. Il dit pendant trois mois, il va demander à la base de se retrouver, de discuter, de faire des propositions qui vont être synthétisées pour aller à un colloque et que le parti va utiliser. Donc, le débat est ouvert. Ceux qui ont quelque chose à dire, venez au débat. Il faut que chacun rejoigne sa base pour participer aux séminaires éclatés pour que le Pdci aille de l’avant. Déjà, le fait que le président ouvre un débat national pour le Pdci-Rda, c’est déjà le début du changement. Donc, j’invite les uns et les autres à quitter les journaux pour venir aux débats du Pdci.

 

Parlant de journaux, il y en a qui disent que votre tête est mise à prix. Que votre nom rime avec des malversations financières au sein du Pdci et que vous êtes au centre d’une guéguerre avec monsieur Ehouman Bernard, directeur de cabinet intérimaire du président Bédié. Qu’en est-il réellement ?

Ceux qui me connaissent, moi, je ne fais pas les choses par procuration. Donc, sur les réseaux sociaux, ce qu’on appelle les avatars, moi je ne connais pas ça. Quand il y a quelque chose, c’est vis-à-vis. Est-ce que vous m’avez une fois vu me cacher ? Je ne me cache pas, donc, ce n’est pas aujourd’hui. Donc, je n’ai aucun problème avec qui que ce soit. J’ai été attaqué par un journal, "Le Jour Plus" dont vous parlé, qui est proche du Rhdp. Mais le jour où les journaux proches du Rhdp vont parler en bien de moi, c’est que je fais mal mon travail au Pdci. Eux, ils sont dans leur logique de me salir pour m’affaiblir. Mais, c’est de bonne guerre. Il m’appartient de dire que c’est faux. Heureusement, ce qu’ils ont dit c’est tout à fait faux parce que depuis le 12ème congrès, le secrétaire exécutif du parti, ne gère pas les finances. Ils ont étalé leur ignorance dans le fonctionnement du Pdci-Rda.

 

Et cette guéguerre ?

Je le dis, moi, je ne suis pas dans une guéguerre. Ce ne sont pas mes habitudes. Sur les réseaux sociaux, les gens sont cachés. Qu’est-ce qui prouve que celui qui intervient et qui se proclame Pdci est vraiment du Pdci ? Il peut être d’ailleurs, d’un autre parti politique. Est-ce qu’aujourd’hui, les gens ne sont pas en train de faire des choses pour nous affaiblir, parce que le Pdci malgré ce qui est arrivé est en train de se retrouver. Est-ce que les gens n’ont pas peur du cheminement qu’on veut faire avec les 75 ans du Pdci-Rda ? N’ont-ils pas peur de la réflexion profonde qu’on veut faire ? Donc, les gens veulent nous empêcher de réfléchir. Quand vous êtes dans une pièce et qu’on fait du bruit, est-ce que vous pouvez réfléchir ? Donc, c’est à nous de fermer les oreilles, de ne pas être sensibles à cela et d’aller à la réflexion. Mais, je répète encore, moi je n’ai aucune guéguerre avec qui que ce soit. Je suis le secrétaire exécutif du Pdci-Rda. J’ai déjà beaucoup de choses à faire que de rentrer dans des détails et ce n’est pas dans ma nature.

 

Vous confirmez qu’il n’y a rien entre vous et le directeur de cabinet du président Bédié ?

Je n’ai aucun problème avec quelqu’un. Peut-être que quelqu’un peut avoir des problèmes avec moi mais moi, je n’ai pas de problème avec quelqu’un. Cela n’est pas ma mature. Quand il y a des problèmes, on en discute et puis, c’est fini.

 

Monsieur le ministre, si votre appel est entendu, il y aura beaucoup de dons pour les prisonniers. Toutefois, il se trouve que souvent les dons n’arrivent pas à destination. Alors comment comptez-vous faire le suivi cette fois-ci ?

Nous avons fait une première expérience. Les dons sont arrivés à destination et les gens en étaient très contents. Lors de la maladie de la Covid-19 où il y avait eu des dons qui étaient faits, mais qui n’arrivaient pas à nos militants qui nous ont envoyé des messages de détresse. Nous avons sollicité les cadres du parti et il y a eu beaucoup de dons qui ont été très bien repartis. Nous avons eu un bon retour. Cela a été notre expérience que nous comptons rééditer. Il y aura un Comité. Chaque délégation du Pdci enverra son don. Ça se fera de façon transparente, avec un Comité qui vient de la Direction financière. Après, il y aura une cérémonie de restitution de tout ce qui a été fait.

 

Et si les prisonniers sortent avant que vous ne fassiez la distribution ?

Il n’y a pas que ceux qui sont en prison qui bénéficieront de ces dons. Vous revenez de prison, alors que vous avez perdu votre emploi, c’est comme si vous êtes toujours en prison. Si on doit aider les prisonniers, on vous prendra en compte.

 

On entend dire que vous n’êtes plus en état de confiance avec le président Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda. Il chercherait la manière douce pour se séparer de vous. Est-ce que ces informations sont vérifiées ?

Allez-y poser la question à ceux qui donnent ces informations. Des gens peuvent prendre leurs rêves pour la réalité. Il n’y a aucun problème entre le président Bédié et moi.

 

Qu’entendez-vous par je n’ai aucun problème avec qui que ce soit ? De qui voulez-vous parler ?

Je n’ai aucun problème avec monsieur Ehouman Bernard.

 

Avez-vous un appel à lancer ?

Je vous remercie de me donner cette tribune pour faire passer un certain nombre de messages. Sachez que le président Henri Konan Bédié, de façon quotidienne, s’occupe des prisonniers. Sa priorité, c’est de faire sortir tous ceux des nôtres qui sont en prison. Que les militants soient rassurés. Le président fait beaucoup pour l’encadrement et l’assistance des prisonniers. Il y a beaucoup de militants qui veulent participer à ces actions. Nous leur donnons l’occasion de le faire, au cours de la cérémonie du 29 avril prochain. Pour bien canaliser les choses, nous souhaitons que tout passe par les délégués départementaux et communaux à qui nous allons demander la liste des donateurs.

Nous devons savoir ceux qui ont donné quelque chose et ce qu’ils ont donné. La Direction du parti doit avoir la liste exhaustive de tous les donateurs. Les cadres peuvent venir directement à la Direction financière pour faire leurs dons et on leur donnera un reçu. Il faut donc que les gens se mobilisent pour montrer que nous tenons à nos frères qui sont en difficulté. C’est important.

Nous allons également demander aux présidents de Comités de base et les secrétaires généraux de Sections de s’apprêter à participer pleinement au séminaire que vont organiser les délégués sur leurs terrains, pendant une période de 3 mois. Les résultats de ces séminaires sont très importants pour le parti afin de préparer le futur.

 

Propos recueillis par Gilles Richard OMAEL, D. Sory et JBK

 

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