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14 juillet 2010: ce jour-là, un président ivoirien avait tenu tête à un puissant président français!

Dans un passé récent, la Côte d'Ivoire avait été invité à prendre part à une importante cérémonie organisé par un pays européen, mais cette invitation a été purement et simplement déclinée.

En 2010, Nicolas Sarkozy, l'ancien président français, avait invité les troupes ivoiriennes à défiler aux côtés des troupes françaises pour la célébration de la fête nationale de la France qui se tient chaque 14 juillet au cours de laquelle il y a des défilés et des parades des avions de chasse sur les champs Elysée. Mais Laurent Gbagbo, président d'alors a décliné l'invitation, contrairement à ses homologues des anciennes colonies françaises d'Afrique. L'ancien président ivoirien a expliqué son refus ces termes: "les Ivoiriens ne comprendraient pas que l'armée ivoirienne aille défiler aux côtés de l'armée française qui a tué beaucoup de jeunes devant l'hôtel ivoire en 2004".

Cette décision prise par le Woody a été appréciée par la presse étrangère.

Au Burkina Faso, les médias ont admiré et défendu "le boycott calculé de Gbagbo". "Au banquet franco-africain du 14 juillet, le menu était sans doute appétissant, mais il devait avoir un arrière-goût amer", barrait à sa Une un média.

"Le président Ivoirien a boudé le 14 juillet, tout comme il l'a fait pour le sommet de Nice en mai, pour revendiquer son indépendance vis-à-vis de la puissance colonisatrice. Il se pose donc en défenseur de la renaissance d'une Afrique décomplexée", pouvait-on lire dans un autre média.

"Beaucoup d'africains sont sensibles à ce discours nationaliste face à une France qui se ferme de plus en plus à l'immagration et dont les relations avec les capitales africaines portent à critique ".

Mais Le Patriote, journal ivoirien d'opposition, a été en revanche extrêmement critique: "Gbagbo sacrifie les interêts de la Côte d'Ivoire".

"Pour qui sait ce que valent ces rencontres, en matière de coopération et de développement, on devine aisément ce que perd notre pays, par la faute d'un homme."

"N'est-ce pas le régime de Laurent Gbagbo qui a béneficié du renfort de la France pour contrer l'avancée des Forces Nouvelles sur Abidjan? (...) Sans aucun doute, ce défilé de nos forces de défense en France aurait été un fort moment pour nos militaires dont nombreux ont bénéficié de l'expertise française", pouvait-on lire dans les colonnes du journal.

#NS

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