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Fologo, Djédjé Mady, KKB, Adjoumani…Ces fidèles soldats que Bédié a grillé

Maurice Kakou Guikahué était jusque-là, l’homme de confiance, le plus fidèles parmi les fidèles du Président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), Henri Konan Bédié. Mais depuis quelques jours, le Secrétaire exécutif en chef du vieux parti ne semble plus bénéficier de la confiance du Sphinx de Daoukro et est de plus en plus isolé. La preuve par la création du Comité politique qui dépouille celui qui se voulait le « micro » du Sphinx de Daoukro de l’essentiel de ses pouvoirs.  

L’ex ministre de la Santé n’est pas le premier fidèle de Bédié à qui cela arrive. Le premier, et non des moindres, est Laurent Dona Fologo. Tout puissant Secrétaire général du vieux parti, il prend fait et cause pour Henri Konan Bédié dans la lutte pour le contrôle du pouvoir avec Alassane Ouattara, à la mort du père fondateur de la nation ivoirienne Félix Houphouët-Boigny, le 7 décembre 1993. Sorti vainqueur du bras de fer, celui qu’on surnomme N’zueba fait de Fologo le no2 du PDCI-RDA. A la suite du coup d’Etat militaire de 1999, le père du sursaut national prend naturellement les commandes du parti doyen. Cependant, quand le Sphinx de Daoukro rentre d’exil, Fologo ayant goûté aux délices du pouvoir, décide de l’affronter dans les urnes au congrès de 2002. Pour Bédié, c’est un crime de lèse-majesté. Largement vainqueur du scrutin, il ne se fait pas prier pour isoler son ex Secrétaire général qui n’a d’autre issue que de créer son parti politique.

Ce poste clé, est donc confié à Djédjé Mady, cheville ouvrière de la reprise du pouvoir au PDCI-RDA par N’zueba. Celui-ci mouille véritablement le maillot jusqu’en 2013 où il se découvre un destin de président du parti. Lors du 12e  congrès ordinaire du PDCI-RDA les 3,4 et 5 octobre, il défie donc Bédié dans les urnes. Sans coup férir, le Sphinx de Daoukro en sort vainqueur.

Djédjé Mady ayant lui aussi commis le crime de lèse-majesté, il est écarté au profit de Guikahué qui s’est montré très vaillant en faveur du président réélu. Il forme un duo explosif avec Kobenan Kouassi Adjoumani dans la défense du PDCI et de son président. Kouadio Konan Bertin dit KKB, longtemps président des jeunes du parti, les trouve sur son chemin quand il refuse d’obéir à l’appel de Daoukro. Lequel appel invite les militants du PDCI-RDA à soutenir le candidat du Rassemblement des républicains (RDR) qui est le président sortant lors de la présidentielle de 2015. Avec la bénédiction d’Henri Konan Bédié, Guikahué et Adjoumani isolent KKB qui s’entête à affronter Alassane Ouattara.

En 2018, des sons discordants ce font entendre au sein du duo explosif. Guikahué et Adjoumani ne parlent plus le même langage. Le premier bataille pour la conservation du PDCI en tant que parti politique. Le second cravache pour que le PDCI se dissolve dans le RHDP unifié. Cette posture d’Adjoumani étant contraire à la volonté de N’zueba, il n’en faut pas plus pour qu’il soit déclaré persona non grata dans le giron du vieux parti.

Deux ans plus tard, le même sort est réservé à KKB, qui après une réconciliation avec son mentor, ose prendre la décision de l’affronter lors de la convention de juillet 2020 devant désigner le candidat du parti pour l’élection présidentielle 2020. Sa candidature rejetée, il se porte candidat indépendant au scrutin présidentiel, en dépit du mot d’ordre de boycott actif lancé par Bédié.

Aujourd’hui, Allah Kouadio Rémi étant le nouvel homme fort avec le comité politique, la grande question est de savoir si Guikahué va quitter le navire PDCI ou accepter d’être mis sous l’éteignoir. 

Content created and supplied by: Pierre_Ephèse (via Opera News )

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