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Côte d'Ivoire : la société ivoirienne doit changer de mentalité

Le monde est parsemé d’obstacles comportementaux et de barrières attitudinales sous forme de normes sociales négatives, de mythes, de croyances, de stigmates et de préjugés fondés sur la peur et la désinformation sur les personnes handicapées. Cette connaissance imprécise et erronée affecte le comportement de la communauté mondiale, particulièrement ivoirienne pour créer une société inclusive dans laquelle toutes les personnes, handicapées ou non, peuvent prospérer et satisfaire leurs droits. Mais, elle supprime tout particulièrement le groupe le plus marginalisé de tous : les personnes handicapés.

Les obstacles comportementaux s’étendent des hypothèses sur les capacités et la dépendance, qui peuvent mener à une surprotection et à l’impuissance, jusqu’aux croyances et pratiques superstitieuses négatives envers les personnes handicapées. Les attitudes négatives envers le handicap signifient que des personnes handicapées font régulièrement l’objet de discrimination au sein des familles et des communautés, ce qui peut leur interdire un accès équitable aux ressources, aux services et aux opportunités pour leur développement personnel. Les obstacles environnementaux comprennent tout ce qui se trouve dans l’environnement construit, tels que les bâtiments publics inaccessibles, et ceux liés à la communication, y compris le manque d’information dans des formats accessibles.

Rappelons que la Communication pour le développement (C4D) est définie comme un processus stratégique systématique, planifié et fondé sur des données probantes pour promouvoir un comportement individuel positif et mesurable et un changement social qui font parties intégrantes des programmes de développement, du plaidoyer politique et du travail humanitaire.

Bien que de nombreux pays créent des opportunités pour la participation des handicapés, la plupart des personnes handicapées de côte d’ivoire n’ont pas le droit d’être entendus et pris au sérieux du fait du manque de communication, et ne peuvent pas accomplir le droit à une participation significative comme cela est stipulé dans la Convention Internationale relative aux droits des personnes handicapée. Elles sont rarement incluses dans des initiatives aussi dynamiques que les forums gouvernementaux, le parlement, l’éducation, la santé ou les projets médiatiques. Elles ne participent pas non plus à des campagnes locales ou nationales visant à faire des droits une réalité et ne sont pas consultées dans le cadre de recherches des points de vues et opinions des personnes handicapées.

Les voix des handicapés sont en grande partie silencieuses dans les décisions essentielles qui déterminent et affectent leurs vies, les décisions concernant leur santé, leur éducation ou leur emploi. Principalement en raison de préjugés et d’attitudes négatives, la société, ivoirienne, a peu d’attentes concernant les personnes handicapées, doutant de leur capacité à être productive. 

Par conséquent, il existe un manque général d’investissement dans leur engagement, combiné à un manque de connaissances, de compréhension et de formation pour soutenir leur participation. Le résultat évident, à quelques exceptions près, est l’invisibilité et l’exclusion sociale des personnes handicapés en côte d’ivoire.

À chaque fois, lorsque la peur est éliminée, la curiosité et l’aventure émergent, permettant à la connaissance d’être aisément acquise dans un environnement collectif. 

Ainsi, la communication commence par la compréhension du problème ou de la personne avant de créer une connexion au problème ou à la personne. Une expérience partagée est l’une des clés pour créer un lien, ou une compréhension

nécessaire pour se débarrasser de la peur, pour une compréhension réussie, un comportement individuel et un changement social.

Des partenariats diversifiés qui utilisent de fortes stratégies de communication et incluent les organisations mondiales de personnes handicapées (OMPH) créeront des opportunités pour des expériences partagées et des histoires personnelles qui se dérouleront facilement et apporteront des solutions. C’est ainsi que se crée une société inclusive qui donne à tous ses citoyens des opportunités égales d’exercer leurs droits humains.

En Côte d’Ivoire près de 3 millions de personnes, vive avec un handicap, tous types de handicap confondus, sur une population nationale de 22,65 millions d’habitants. Tout en précisant que 82 % des handicaps sont invisibles. 

Nous devons donc gommer ces préjugés qui stigmates un groupe de personnes. Chaque ivoirien ou qu’il soit, doit contribuer à la sensibilisation à l’Intégration des Personnes Handicapées, avec pour objectif d’accompagner des collaborateurs qui le souhaitent dans la reconnaissance du handicap.

Nous devons donc avoir une meilleure perception des personnes handicapées et balayer certaines idées préconçues.

Content created and supplied by: CeppohAlain (via Opera News )

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