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Crise préélectorale : Pourquoi Bédié met la Communauté internationale face ses responsabilités ?

Saint_Claver_Oula
2020-10-17 20:08:15

Antonio-Guterres, Sg des Nations-Unies

« (…) Nous devons compter d’abord sur nous-mêmes en faisant aboutir toutes nos revendications par l’exécution rigoureuse du mot d’ordre de désobéissance civile que nous avons lancé, et compter ensuite sur la Communauté Internationale. C’est pour cela que j’ai publiquement, le 10 octobre dernier, au Stade Félix Houphouët Boigny, adressé en votre nom, un appel solennel à Monsieur Antonio Guterres, Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, pour demander son implication personnelle dans la résolution de la grave crise politique qui secoue encore notre pays par la faute de Monsieur Alassane Ouattara qui ne veut écouter personne et qui refuse tout dialogue », a déclaré, ce samedi 17 octobre, le chef de file de l’opposition Aimé Henri Konan Bédié. « (…) Compte tenu de la gravité de la situation que nous traversons ainsi que des enjeux stratégiques que représente la Côte d’Ivoire pour la stabilité durable de la sous-région, j’espère que notre requête trouvera une écoute favorable auprès des Nations Unies », s'est-il exprimé ensuite.

Cela ne fait plus l’ombre d’un doute. L’opinion assiste désormais à une crise préélectorale avec la violence qui reprend ses droits en Côte d’Ivoire. Les affrontements, les blessés, les saccages de biens publics et privés, etc. deviennent récurrents suite au boycott actif lancé par l'opposition. A l’approche de la date de la tenue du scrutin, la situation va de mal en pis. Les alertes des Institutions internationales semblent tombées dans oreilles de sourds. L’éventualité d’un dialogue visant à parer à toute éventualité s’éloigne à quelques jours de la date fatidique.

Pourtant, le 18 août dernier, l’Organisation des Nations-Unies a dû monter au créneau après avoir fait ce constat. Son Secrétaire général, Antonio Guterres s’est dit préoccupé par les événements violents qui avaient cours dans le pays. Il a alors appelé les parties prenantes à résoudre leurs différends par le dialogue et à créer un environnement propice à une élection pacifique, inclusive et crédible. D’autres Institutions telles que l’Union européenne (UE), l’Union africaine (UA) et la CEDEAO lui ont emboîté le pas. Avec à la clé une mission conjointe qui a séjourné à Abidjan. Pour quelle issue ? Jusqu’à ce jour, la Communauté internationale qui se dit « dit préoccupé par les événements » s’est uniquement bornées à des déclarations écrites. Là où elle devait contraindre les acteurs qu'elle met en cause à s'asseoir autour d’une table pour « dialoguer ».

Le président ivoirien Alassane Ouattara et Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'UA

Cette énième sortie de Bédié ne représente-elle pas une balle de la Communauté internationale qu’il saisit au bond en l’invitant à parer au plus pressé que de jouer après coup au « médecin après la mort » ? Car l’opposition ivoirienne, dans sa posture actuelle, dispose d’un alibi. Les ordonnances de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) qui la confortent à se braquer davantage contre le pouvoir d’Abidjan. Ces décisions qui émanent d’une juridiction intégrant les internationales internationales vont être foulées au pied ? Elle doit résoudre cette équation.

C’est d’ailleurs se référant en partie aux ordonnances de cette Cour africaine qu’International Crisis Group a dû donner une alerte. « Il ne reste que quelques jours à ces forces politiques antagonistes pour s’accorder sur un report de l’élection, que les conditions actuelles ne permettront pas de tenir dans le calme. Plusieurs personnalités politiques et civiles ivoiriennes et africaines ainsi que des membres de la communauté internationale estiment, en public ou en privé, qu’un report est nécessaire pour éviter que la logique de confrontation actuelle ne mène à de graves violences. Ce report devrait permettre l’organisation d’un large dialogue visant à apurer une partie du contentieux, notamment concernant la composition de la CEI, la révision du fichier électoral, les modalités d’un retour des exilés politiques et le sort de certains de leurs partisans, toujours emprisonnés », a déclaré International Crisis Group dans son dernier rapport après avoir fait l’état des lieux.

Content created and supplied by: Saint_Claver_Oula (via Opera News )

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