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Cherté de la vie en Côte d’Ivoire : Et si l’Equateur m’était contée !

Treize jours que durent les manifestations déclenchées par les populations de l’Equateur pour sa politique économique qui, selon elles, a appauvri une majorité. Face à son inflexibilité, le président libéral Guillermo Lasso risque son poste avec l’entrée en scène des Parlementaires.

L’Equateur enregistre de violentes manifestations de protestation contre la vie chère. Face aux Contestataires, le Président Guillermo Lasso instaure l’état d’urgence qui lui permet de mobiliser les forces armées pour ramener l’ordre dans la capitale, de suspendre les droits des citoyens et d’instaurer un couvre-feu. «Je m’engage à défendre notre capitale et à défendre le pays. Cela m’oblige à déclarer l’état d’urgence (…) à partir de minuit ce soir», a-t-il déclaré à la télévision le samedi dernier.

A ce tableau sombre – face-à-face entre l’exécutif et manifestants – qui plonge le pays dans une situation instable, se mêle l’Assemblée nationale. Le samedi 25 juin, le Parlement équatorien a dû se réunir, pour étudier la possible destitution de l’actuel Président. Le seul point à l’ordre du jour, c’est sa « politique économique qui aurait appauvri une partie de la population. »

Dans la soirée, le chef de l’Exécutif a dû reculer dans sa confrontation avec les Contestataires en abrogeant l’état d’urgence imposé dans six localités et en réduisant le coût du carburant. D'autres actions pour apaiser les manifestants seront envisager dans les prochaines heures. Toutefois, les Parlementaires maintiennent la pression. Ils disposent de trois jours pour décider s’ils s’engagent véritablement dans une dynamique de destitution du Président Guillermo Lasso ou non.

En Côte d’Ivoire où la cherté de la vie avec l’augmentation du coût du carburant, l’instauration de ponts et passages à péage payants, en plus de la hausse des prix des denrées alimentaires, les voix de certaines forces vives, notamment l’opposition politique, la société civile, etc. sont devenues amorphes. Sinon se limitent à des rencontres formelles ou informelles entre défenseurs des droits des consommateurs et autorités compétentes.

Fin février, le Premier Patrick Achi a échangé avec trois groupements de consommateurs – Association des Consommateurs, des Acteurs des marchés du vivriers et des Transporteurs – en vue de trouver une solution à la question de la cherté de la vie. « Nous assistons ici et là à des renchérissements de prix de certaines denrées sur les marchés (…) Ce n’est pas pour autant que le gouvernement va rester indifférent aux souffrances des populations », a déclaré Patrick Achi

Cela n’a pas empêché, début juin, une envolée du prix du litre du carburant. Aux péages d’Attinguié, de Singrobo, du pont Henri Konan Bédié, de Tomasset, vient se greffer celui le péage de Grand Bassam dont les coûts appliqués aux différents types de véhicules fait couler beaucoup d’encre et de salive. Et qui en rajoute à l’atmosphère de stress suscitée par la cherté de la vie.

Le gouvernement reste-t-il indifférent aux souffrances des populations contrairement aux promesses du Premier ministre ? Des actions vigoureuses sont attendues de la part de l’exécutif ivoirien pour élever le niveau de vie des populations. L’opposition politique, la société civile, etc. doivent donner de la voix à travers des actions légales, des propositions concrètes et surtout constructives au bénéficie de tous. Encore faut-il qu’elles en soient disposées.

 

Saint-Claver Oula

Content created and supplied by: Saint_Claver_Oula (via Opera News )

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