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La France cautionne le coup d’Etat constitutionnel et la succession monarchique au Tchad

La République française n’a pas tardé à réagir au décès d’Idriss Déby Itno, président de la République du Tchad. Selon l’ancienne métropole, elle perd un allié essentiel et courageux dans la lutte contre le djihadisme au sahel.

« La France perd avec Idriss Déby un ami courageux, un allié essentiel dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. (...) La lutte contre le terrorisme au Sahel ne s'arrête pas et je ne doute pas que nous pourrons poursuivre ce qui a été engagé courageusement depuis déjà plusieurs années », a déclaré la ministre des Armées, Florence Parly, hier mardi 20 avril, lors d’une conférence de presse.

Jusque-là tout va bien. Mais là où le bât blesse, c’est quand l’Elysée produit un communiqué pour prendre acte de ce qui n’est autre qu’un coup d’Etat, manifeste par la suspension de la Constitution et les dissolutions de l’Assemblement nationale et du gouvernement, ainsi que de la succession monarchique (le fils Mahamat Déby qui remplace son père Idriss Déby Itno).

« L’Elysée prend acte de l’annonce par les autorités tchadiennes de la mise en place d’un conseil militaire de transition, organe chargé de conduire une transition politique d’une durée limitée », cautionne la présidence de la République française tout en insistant que cette dernière « se déroule dans des conditions pacifiques, dans un esprit de dialogue avec tous les acteurs politiques et de la société civile, et permette le retour rapide à une gouvernance inclusive s’appuyant sur les institutions civiles ».

Autrement dit, la France n’a pas encore changé et reste égale à elle-même dans sa politique en Afrique. Cette grande démocratie cautionne la succession monarchique au Tchad comme hier au Gabon et au Togo. 

Content created and supplied by: Pierre_Ephèse (via Opera News )

Idriss Déby Itno Sahel

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