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Félicien Sekongo: "la rébellion de 2002 était une rébellion civilisée, elle a apporté la démocratie"

En Côte d'Ivoire, il sera impossible de convaincre la majorité des populations sur le fait qu'une rébellion armée est quelque chose de bien. En effet, des personnes arrivent à se brandir contre un gouvernement parce qu'elles n'apprécient pas sa manière de gérer les institutions de l'État et la vie sociale des citoyens. Ce soulèvement devient un conflit qui endeuille des gens et détruits des vies innocentes. C'est la raison pour laquelle tous les hommes ne sont pas d'avis avec une quelconque rébellion qui se veut sanglante.

En 2002, la rébellion qui a frappé la Côte d'Ivoire le 19 septembre a fait beaucoup de mal au pays, si bien qu'il a été coupé en deux. 19 ans après cela, on garde toujours le souvenir de cette décennie douloureuse. Par ailleurs, certains personnes qui ont pris part à cette rébellion justifient ce soulèvement et lui trouvent tous les arguments possibles qui puissent légitimer ce fait.

Présent sur la chaine Life TV pour le Life Talk ce lundi 06 décembre 2021, Félicien Sekongo, leader du MVCI, et ex camarade de Soro Guillaume, a été invité à un débat qui tournait autour de la paix sociale. Lors de son intervention, il a dit que la rébellion de septembre 2002 n'a pas vraiment fait de mal aux populations, et qu'elle a été une chose positive. Voici un pan de ces propos: "quand la rébellion a éclaté, j'ai décidé de la rejoindre et de mener le combat avec les frères qui y étaient. Je n'en ai pas honte. Ce qu'il faut condamné ce n'est pas la naissance de la rébellion mais les causes. Il y a eu des attitudes qui n'ont pas laissé d'autres choix à des personnes que de se rebeller. Pour moi, la rébellion de 2002 a apporté la démocratie; elle a été une rébellion civilisée. Elle n'a pas endeuillé le pays comme on veut le faire croire".

Lorsque le journaliste Alain Toussaint disait que cette rébellion avait détruit des vies, mutilé des enfants et créé un déchirement social, Félicien Sekongo a rétorqué qu'il n'y a jamais eu de mal lors de cette rébellion auquel il a affirmé avoir pris part, sans regret, ni honte. Il estime que les gens ont un peu trop amplifié les faits en diabolisant les citoyens mécontents qui ont pris les armes au nom de la démocratie et l'égalité.

En ce qui concerne cette histoire de rébellion de 2002, chaque parti se défend comme il peut. Celui qui a souffert de cette guerre ne dira jamais qu'elle était salvatrice. Pour moi, j'ai dû quitter la ville de Touba le 10 septembre 2002 avec mon père qui était un policier affecté dans cette ville. Des rumeurs d'une guerre imminente circulaient et mon père avait été averti de quitter la ville urgemment. Heureusement pour nous, on a évité le pire. Certaines personnes n'ont pas eu la chance que nous avons eu, et cette année là, j'ai été inscrit dans un collège privé à Abobo BC afin de reprendre les cours vers la fin du mois d'octobre.

La rébellion de 2002 a causé plusieurs dégâts, cela est indéniable. Les ivoiriens aurait qualifié cette rébellion de civilisée si elle n'avait pas fait de réfugiés, si elle n'avait pas mis certaines personnes au chômage, et si elle n'avait pas endeuillé des familles.

Pour nous, il est très important de faire attention à tout ce qui se dit à la télévision car les mots blèssent parfois. La chose que les ivoiriens attendent des politiciens, c'est le pardon véritable, la repentance sincère en vue d'une réconciliation nationale inclusive, qui ne justifie aucune violence faite au peuple ivoirien.

Content created and supplied by: Soldatduciel (via Opera News )

Côte d'Ivoire Félicien Sekongo

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