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A Ouaga, Melenchon coupe l'herbe sous le pied de Macron

C'est pour le moins un véritable coup de maître que vient de réussir, Jean-Luc Melenchon, leader de la France Insoumise, depuis Ouagadougou où il rendait ce Dimanche 18 Juillet, un vibrant hommage à l'égérie de la révolution Burkinabè, le capitaine Thomas Sankara.

En visite au Burkina Faso, 9 mois avant la présidentielle d'Avril 2022 en France, le député a tenu un discours aux accents révolutionnaires, puisé dans la mémoire du Sankarisme, en rupture totale avec la trajectoire ordinaire de la politique Française en Afrique. Et le choix du Burkina, est loin de relever du hasard.

Pour une frange importante de l'opinion publique Africaine, Thomas Sankara, assassiné le 15 Octobre 1987, fait partie avec Patrice Lumumba ou encore Kwame Nkrumah, de ces héros de la lutte pour la Souveraineté de l'Afrique.

D'où le ton profondément réformateur du discours : "Nous sommes venus apprendre parce que nous connaissons la personnalité hors du commun de Thomas Sankara et de ses principales indications politiques... Je peux à la fois vous dire que je représente cette France qui ne s'identifie pas à l'impérialisme, qui n'a pas envie de colonialisme, qui déplore le paternalisme et qui hait l'injustice d'un crime non puni...".

À quoi les panafricanistes, férus des discours délibérément propagandistes, devront-t-ils s'attendre au cas où Melenchon succédait à Macron l'an prochain ?

Sans doute, à la fin de l'implication de Paris dans les affaires intérieures des états Africains, avec pour conséquence immédiate, le retrait des armées Françaises présentes sur le continent, comme ne cessent de le réclamer les militants panafricanistes.

Du moins si l'on s'en tient au décryptage caché de ce discours. Une pique au leader de La République En Marche (LREM) actuellement au pouvoir en France, et pourquoi pas une tentative subtile de rallier une partie significative de l'électorat Français, saoulé par les invectives et autres attaques de militants panafricanistes contre leur pays, accusé d'imperialisme et de sangsue?

Visiblement, Melenchon a frappé à un endroit sensible, et peut-être de la plus belle manière à un point où cela pourrait faire très mal au locataire de l'Élysée.

En attendant de voir la riposte que pourrait apporter le quadragénaire qui remet son titre en jeu dans moins d'un an, l'on peut reconnaître le génie de Melenchon, en tout cas, sur ce coup. 

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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