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Congrès constitutif du nouveau parti de Gbagbo : l’unité des peuples africains au menu

Samedi 16 octobre 2021, il est un peu moins de 8 heures lorsque nous arrivons à Sofitel hôtel Ivoire. A cette heure matinale, et en dépit de la fine pluie qui s’abattait sur Abidjan, l’endroit grouille déjà de monde.  La sécurité privée commise à la tâche ce jour là est entre zèle et respect des consignes. Lorsque nous avons fini par accéder à l’enceinte de l’établissement une deuxième barrière se dresse à l’entée. « Vous  ne pouvez pas rentrer maintenant, la salle est en train d’être désinfectée, attendez-là. Soudain des cris suivis d’un attroupement attitre notre attention. Nous nous approchâmes. Une grosse bagarre venait de se déclencher entre des membres de la sécurité privée et des militants. Les coups de poings ont fusé quelques minutes avant que les esprits ne se calment.  Les minutes s’égrènent et la foule continue de se masser à l’entrée. Au compte gouttes, les personnalités avaient accès à l’intérieur du bâtiment.après la désinfection, des chanceux ont pu accéder à la salle sans grosse bousculade. Des invités  locaux, ainsi que ceux venus des quatre coins du monde, notamment de la France de la Russie, des Etats unis, bien sûr du Ghana, du Burkina, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Tchad, etc ont honoré de leur présence la cérémonie.    Autour de 10 heures, la sœur cadette de Laurent Gbagbo, Koudou Jeannette  pointe à l’entrée. C’est la croix et la bannière. Kuyo Téa Narcisse, directeur du protocole de Gbagbo  décide de lui porter secours. Il joue des coudes pour lui frayer un chemin. elle finit par être propulsée à l’intérieur sous la poussée de la foule derrière elle un homme s’écroule sous le poids de ceux qui cherchent à rentrer. Prévue pour démarrer à 9 heures, la cérémonie n »avait toujours pas débuté jusqu’à midi. La presse installée dans une salle attenante grogne. « Nous devions être à l’intérieur pour faire notre travail. Il est 12h 45, lorsque nous assistons à une aspiration du tapis, suivie de grands gestes de la sécurité.   « Nul doute que le président Gbagbo est en route » nous nous sommes nous dit.  13 heures pile, il foule le tapis rouge. C’est l’hystérie.  « Sous bonne escorte il salue les haies de militants formées à l’entrée sous les cris de « prési, prési » scandés par la foule. Il part s’installer au grand soulagement des congressistes qui commençaient par être gagnés par la fatigue. Sans transition aucune le maitre de cérémonie l’inénarrable Adama Dahico appelle les chefs Ebrié pour la libation.  « Que le parti naissant soit un parti de paix » lance le célébrant. S’ouvre alors une longue liste, de discours, ponctués d’intermèdes musicaux (Aicha Koné, les chirurgiens du zouglou…). Dans ce lot, les discours du  parti communiste français, des représentants du Tchad, du Sénégal du Ghana, ainsi que la société civile ghanéenne, ont été accueillis par des salves d’applaudissements (nous y reviendrons). Le discours du président du congrès, Sébastien Dano Djédjé a clos cette série. Notons que le président Laurent Gbagbo prendra la parole au terme des travaux  qui se sont poursuivis tard dans la soirée du samedi. C’est vers 17 h que l’ouverture du congrès constitutif du nouveau parti de Gbagbo a pris fin. Notons que la trame des discours porte sur l’unité des peuples africains au menu   dont Gbagbo, au dire des invités est le porte flambeau légitime et intègre.  

Tché Bi Tché

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Content created and supplied by: NISSIANAELLE (via Opera News )

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