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Après son acquittement, voici ce que Gbagbo prépare pour son retour au pays

Comment Laurent Gbagbo prépare-t-il son retour en Côte d’Ivoire après, pays qu’il a dirigé dix années durant et qu’il n’a plus revu autant d’années ? La question est sur toutes les lèvres tant en Côte d’Ivoire qu’à l’étranger. Alors que son successeur au palais d’Abidjan-Plateau a déjà donné son accord de principe. « MM. Gbagbo et Blé Goudé sont libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent », a déclarait en effet, le mercredi 8 avril 2021, le président ivoirien à l’ouverture du premier conseil des ministres de son nouveau gouvernement formé mardi. Er Alassane Ouattara de faire la précision suivante : « Des dispositions seront prises pour que Laurent Gbagbo bénéficie, conformément aux textes en vigueur, des avantages et indemnités dus aux anciens présidents de la République » « ses frais de voyage » et ceux « des membres de sa famille seront pris en charge par l’Etat de Côte d’Ivoire ». Les chaumières ivoiriennes s’animent de plus en plus à l’idée de ce retour qui se veut évènementiel. « Il prépare soigneusement son retour sur scène. Il a toujours envie de peser. Il veut à tout prix éviter un flop à la Jean-Pierre Bemba en RD Congo pour qui l’on avait sorti les tam-tams et les danses au moment de son arrivée, et pour qui il ne s’est plus rien passé ensuite. » Croit savoir un proche qui s’est confié à Jeune Afrique.

Acquitté le 31 mars 2021, en même temps que Charles Blé Goudé son ancien ministre de la Jeunesse, le président Laurent Gbagbo a un calendrier bien chargé. Certes, l’ancien chef de l’Etat ivoirien a revu à la baisse le flux de ses visiteurs quotidiens, à Bruxelles à où il réside depuis 2019, en raison de la crise de Covid-19 et des mesures imposées dans l’Union européenne. Mais Laurent Gbagbo n’en demeure pas moins occupé. Selon Jeune Afrique, Laurent Gbagbo prévoit un certain nombre d’actions en Europe, avant son retour en Côte d’Ivoire où il a déjà fait installer une structure pour son accueil.

Premièrement, l’ancien dirigeant ivoirien « tient à faire une tournée dans plusieurs capitales européennes afin de remercier ceux qui, dans la diaspora, l’ont soutenu durant toutes ces années. » C’est un euphémisme de dire que la cause du leader panafricaniste a rencontré l’adhésion de toutes les diasporas africaines. Le citoyens et binationaux des pays africains vivant dans les capitales et grandes villes européennes se sont mobilisés à l’appel de la diaspora ivoirienne partout en Europe. De Bruxelles (Belgique) à Rome, Milan (Italie), Barcelone (Espagne), Luxembourg, Genève, Lausanne (Suisse), Hambourg, Berlin, Bonn (Allemagne), Londres, Manchester (Royaume-Uni), La Haye, Amsterdam, Rotterdam (Pays-Bas), etc., les diasporas africaines et leurs hôtes dans ces pays ont porté et soutenu la cause de Laurent Gbagbo. Et ce, depuis l’audience inaugurale le 5 décembre 2011, à son acquittement le 31 mars 2021, en passant par les audiences de confirmations des charges démarrées le 19 février 2013, les auditions des 82 témoins de l’accusation et le verdict d’acquittement prononcé le 15 janvier 2019, par la chambre de première instance. Pour Laurent Gbagbo donc, toujours fidèles à son humanisme un devoir de gratitude s’impose à lui. Ce serait trahir ses convictions que de regagner son pays natal sans pouvoir passer transmettre ses remerciements à tous ces Africains, démocrates et défenseurs des droits humains, qui ont été d’un apport inestimable dans son combat contre l’injustice.

Deuxièmement, le président Laurent Gbagbo « aimerait aussi rendre visite à certains chefs d’Etat africains, avec qui il a gardé des liens », Ecrit Jeune Afrique. Parmi ces chefs d’Etat certains sont encore en activité, d’autres ne le sont plus. Parmi ceux qui sont au pouvoir actuellement sur le continent, il y a Yoweri Museveni de l’Ouganda, Teodoro Obiang Nguema Mbassogo de la Guinée Equatoriale, Alpha Condé de la Guinée Conakry, et bien d’autres plus discrets. Lorsqu’on cite les anciens chefs d’Etat africains soutiens de Gbagbo, il y a forcément Thabo Mbéki d’Afrique du Sud, Mahamane Issoufou du Niger. Citons aussi les anciens chefs d’Etat du Ghana, à commencer par le plus illustres des soutiens, Jerry Jeremiah Rawlings décédé à 73 ans le jeudi 12 novembre 2020. De son vivant il a cru en la lutte du président Laurent Gbagbo. Président JJR était le parrain et garant moral de tous les exilés ivoiriens sur l’ensemble du territoire ghanéen. John Atta Mills, John Dramani Mahama, sans oublier l’actuel Nana Akufo-Addo celui sous qui l’acquittement de Laurent Gbagbo est intervenu et qui a permis le retour d’exil des milliers d’Ivoiriens dont des cadres de la haute direction du Fpi le parti fondé par Laurent Gbagbo.

Troisièmement, « l’ancien chef de l’Etat envisage également de faire une tournée dans toutes les régions du pays », écrit le confrère Jeune Afrique. L’objectif de cette tournée nationale n’est plus un secret pour personne, il s’agira pour le président Laurent Gbagbo de prôner la paix et surtout la réconciliation entre les peuples de toutes les régions sur l’ensemble du territoire. C’est d’ailleurs une des missions que s’assigne le Comité national d’accueil que l’ancien chef de l’Etat a inspiré. Installé le mercredi 24 février dernier, Léon Emmanuel Monnet a été désigné par Gbagbo lui-même pour piloter sa phase opérationnelle. Composé de 13 membres choisis dans toutes les régions du pays, le Comité national d’accueil comprend même un souverain, Sa Majesté Dabolo Sai Roi des Koulango. Comme on le voit, Laurent Gbagbo est un acteur politique majeur qui ne lésine pas sur les moyens pour être conforme à ses convictions. C’est ainsi qu’il prépare son retour sur la scène politique, minutieusement.

Haity

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