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Un proche de Soro dévoile l'origine de sa fortune et révèle ce qu'IB a donné pour sauver l'école

Ce sont des révélations de taille que Mamadou Traoré, conseiller spécial de l’ex chef du parlement Ivoirien, Guillaume Soro a livré ce Mardi 07 Septembre sur l’origine de sa fortune, dans une de ses publications sur sa page Facebook. Souvent épinglé pour son train de vie jugé faste par certains internautes, il explique : ‘’Lorsqu'en 1992, je m'engageais dans l'enseignement, j'étais un enseignant raccroché. Je faisais partie de la 1ère vague des enseignants raccrochés créé par le 1er Ministre d'alors.

En tant qu'enseignant raccroché, je touchais à peine 180.000f.

En 1992, j'étais le fils ainé d'une famille de 22 enfants. Nous étions 24….J'ai commencé à mettre de côté de l'argent à la Coopec de Boundiali.

Comme je ne suis pas un bon vivant, j'arrivais à me faire violence pour épargner.

Quand j'ai reçu mon rappel en fin 1993, j’ai mis de côté la somme de 600.000f comme compte bloqué.

Et chaque mois, ma banque prélevait sur mon salaire de l'argent pour constituer une épargne mensuelle que je m'étais imposée.

Grâce à cette épargne, en 1997, j’avais plus de 2 millions à la Coopec de Boundiali.

Et, j’ai intégré le Conseil d'Administration de la Coopec, compte tenu de la somme que j'y avais.

En tant qu'administrateur de la Coopec de Boundiali, j'ai pu obtenir, comme les autres membres du Conseil d'Administration, un prêt de 5 millions pour une activité lucrative. C’était une faveur que la Coopec de Boundiali a eu à faire à ses administrateurs de l'époque.

Je donne l'autorisation à ceux qui le veulent, d'aller se renseigner à la Coopec de Boundiali sur le prêt que j'ai eu en 1997.Les traces de ce prêt y sont.

En même temps que moi, il y a un autre membre du Conseil d'Administration de la Coopec de Boundiali de l'époque qui a obtenu un prêt.

Grâce à ce prêt, il est devenu aujourd'hui un grand opérateur économique de Boundiali que les gens appellent LE PAYSAN. Le PAYSAN est le nom des entreprises de cet opérateur économique. Il pourra témoigner de ce que je dis.

C'est avec cette somme de 5 millions que je me suis engagé dans le transport, dans la communication cellulaire avec des cabines téléphoniques partout dans la ville, dans l'ouverture d'un magasin de popito et de glace. Je me suis également engagé dans la vente des cassettes et CD.

J'ai même mis en circulation des pousse-pousses dans la ville de Boundiali.

J'ai mené concomitamment ces activités, que je suivais avec l'appui de certains opérateurs économiques de la ville.

Et en 2000, après avoir obtenu des bénéfices de mes affaires, j’ai acheté d'abord une Renault 5 avec mon ami Oka. Ensuite une Peugeot 205. Ensuite une Mercedes 190.

En 2001, je me suis inscris dans une opération immobilière à Faya afin d'obtenir une Maison. À l'époque, la maison coûtait 20 millions.

En Avril 2002, j’avais fini de solder cette maison.

Et depuis 1997, lorsque je me suis engagé dans des activités génératrices de revenus, je n'ai plus compté sur mon salaire de fonctionnaire pour gérer ma vie.

Je me suis régulièrement investi dans des activités génératrices de revenus.

Pendant la rébellion par exemple, j'ai ouvert deux stations d'essence.

Une à Boundiali et une à Kolia.Mes fournisseurs en carburant étaient feu mon grand frère Zapp et Sanogo Mamadou de SAMA TRANSPORT.

Il pourra témoigner de ce que je dis.

Avec un opérateur économique basé à Ouangolo,Issiaka Sawadogo dit Potcho, j'ai fait du convoyage de bœufs venant du Mali et du Burkina.

J'ai également fait du convoyage d'oignons.

J'ai vendu des tonnes d'anacardes au Burkina Faso.

J'ai fait du trafic de marchandises diverses entre le Mali,le Burkina Faso et la zone CNO.

Lui aussi pourra témoigner de ce que je dis.

Cela m'a rapporté des millions que j'ai investis dans d'autres activités génératrices de revenus’’.

 

 

Après cet éclaircissement apporté sur les sources de l’aisance dont il jouit aujourd’hui, Mamadou Traoré révèle dans la foulée les profits qu’il a pu obtenir en tant que collaborateur de Guillaume Soro à l’époque de la rébellion, et sur l’aide que lui a apporté le Sergent-chef Ibrahim Coulibaly, dit IB pour sauver l’école dans les zones sous occupation des forces rebelles.

Je tiens à préciser que je n'ai jamais été membre de la Centrale des Forces Nouvelles contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes.

Je n'ai également pas bénéficié d'une aide financière quelconque d'un chef militaire contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes.

Les colonels Touré et Jah Gao pourraient en témoigner.

Le seul appui financier que j'ai eu d'un chef de guerre, je l'ai eu avec IB dans le cadre du sauvetage de l'école en zone CNO. C'était la somme de trois millions que j'ai distribué aux enseignants volontaires de Boundiali, de Gbon, de Kolia et de Kouto.

C'était en 2003.

Je n'ai pas non plus eu 5 f des casses de la BCEAO contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes.

C'est en 2008, lorsque j'ai intégré le Cabinet du Secrétaire Général des Forces Nouvelles à Bouaké, que j'ai bénéficié d'un traitement salarial’’, a-t-il précisé.

 

 

Soutien inconditionnel de Guillaume Soro, cette révélation de Mamadou Traoré sur le soutien d’IB à l’action des Forces Nouvelles, montre par ailleurs la collaboration qui a pu exister à un certain moment entre l’ex secrétaire général de la rébellion et le sergent-chef, en dépit des relations exécrables que certains leur prêtaient.

Raoul Mobio

 

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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