Sign in
Download Opera News App

 

 

Exclusif - Réconciliation, PDCI, EDS : le Président du groupe parlementaire PDCI fait le déballage !

Dans cette interview qu’il a bien voulu accorder à Opera News, Simon Doho, président du groupe parlementaire du PDCI-RDA, aborde les sujets brûlants qui cristallisent les débats au sein de l’opinion. Exclusif !

Quelles analyses faites-vous de la situation dans la région du Guémon, 10 ans après votre retour en Côte d’Ivoire avec les nombreuses actions initiées en faveur de la réconciliation et la paix ?

Je tiens à remercier Opera News pour l’opportunité qu’elle me donne de m’adresser à nos compatriotes et de faire le point de la situation en ce qui concerne la question de la réconciliation. Pour répondre à votre question, je dirais qu’il faut reprendre les choses à partir de la base. Dès mon retour, j’ai constaté la gravité de la situation que traversait l’ouest, ma région d’origine, avec celle de la Côte d’Ivoire également. Je me suis d’abord intéressé à apporter une contribution pour sortir l’ouest de cette grave situation dans laquelle elle était plongée. Premièrement, j’ai été sollicité par l’Onuci pour accompagner Mme Mindaoudou. Je pense avoir fait le tour des trois grandes régions, le Tonkpi, le Guémon et le Cavally, à visiter les populations, à prendre des initiatives directes pour les rassembler. Une des initiatives, c’est la création du Conseil de paix des chefs traditionnels et de communautés pour favoriser le rapprochement des populations dans toutes leurs diversités à l’ouest pour qu’ensemble elles puissent discuter et chercher les voies et moyens pour apaiser les tensions intercommunautaires. Nous sommes allés plus loin en encourageant Mme Mindaoudou de l’Onuci à créer une maison de la « Fraternité », un projet qui a coûté environ 60 millions Fcfa. Ce centre est un point de rencontre, d’échange, une sorte de « l’arbre à palabres » des chefs traditionnels et de communautés. Nous avons accompagné cette maison de la « Fraternité » dans des missions de paix auprès des villages, des populations soit pour éteindre le feu entre les différentes communautés soit pour anticiper sur le règlement des conflits qui pointent à l’horizon. Le bilan c’est oui nous avançons vers le rapprochement des populations mais il faut reconnaître que les tensions sont encore vives entre les populations. Il n’y a qu’à observer des sursauts de tensions intercommunautaires et même intracommunautaires très souvent. Ces sursauts-là interviennent parce que les problèmes de fond n’ont pas été réglés. C’est pour cela que j’en appelle au gouvernement, au président de la République pour faire en sorte que nous nous asseyons pour trouver des solutions durables qui règlent définitivement les problèmes de fond. A l’ouest en particulier, les problèmes de fond sont connus.

Dans l’urgence, quelles sont les solutions qui pourraient être explorées pour le retour de la paix et la cohésion entre les populations ?

A l’ouest, l’un des vrais problèmes c’est l’occupation des terres par les populations allogènes qu’il faut régler. Il faut s’asseoir et faire le tour de la question, village par village, communauté par communauté pour faire l’inventaire des sujets qui fâchent. Quels sont les forêts qui sont occupés par les allogènes illégalement, comment peut-on trouver des solutions durables dans le temps. Le deuxième problème vient du fait qu’il y a une immigration massive. Aujourd’hui, dans certaines zones, la proportion de nos frères immigrés de la CEDEAO dépasse certaines populations autochtones en nombre. A ce niveau, il faut aussi trouver des solutions. Certes ce sont nos frères, mais ils occupent des terres de façon cavalière si bien que la cohabitation pacifique pose des problèmes. Quand une population vit en autarcie dans un environnement, on ne peut pas envisager une politique de développement harmonieux. Pour avoir une bonne cohabitation, il faut que des règles soient clairement établies et que les populations allogènes qui viennent trouver leurs frères comprennent qu’il existe des cultures locales, des lois à respecter.

Vous avez initié plusieurs séminaires sur des thématiques, notamment les questions foncières. Pensez-vous que votre message est compris par les populations ?

Il y a la question de l’occupation illégale mais il y a certes la question que vous soulevez, du fait que la population autochtone elle-même marquée par la crise, par la pauvreté, a tendance à céder des terre alors que la loi de 1998 est claire sur la question. Ce sont les Ivoiriens qui sont propriétaires ou c’est l’Etat qui est propriétaire. Les démarches ou les expropriations qui sont faites par les allogènes sont illégales. Il y a donc un travail d’information comme celui que j’ai entrepris qui doit être fait, en réunissant le procureur de la République de Man, les chefs Wê, les responsables de communautés allogènes qui doit être fait pour expliquer la loi. Ou bien on choisit de gérer uniquement des dossiers conflictuels à la justice ou on choisit d’anticiper, d’aller vers les populations pour faire un vrai travail d’explication, demander à chacun d’immatriculer ses terres de manière à revendiquer la propriété. Il faut véritablement sensibiliser nos populations en leur indiquant qu’ils disposent d’une richesse et que cette richesse-là, il ne faut pas la brader. Il y a travail d’éducation, de formation. C’est aussi une des solutions vers la réconciliation. Les difficultés viennent quelquefois des allogènes, mais nos parents du grand ouest ont contribué d’une manière ou dune autre à amplifier les difficultés qui se posent. Il y a certains de nos frères partis en exil et qui ont peur de revenir parce qu’ils ne sont pas certains de retrouver leurs terrains, leur terre.

En 2016, les populations du Guémon vous choisissent pour parler en leur nom à l’Assemblée nationale. Comment peut-on juger votre élection ?

L’élection de 2016 est la conséquence de mon implication au combat pour la réconciliation, pour le fait de rechercher le bien-être des populations à l’ouest. J’ai investi des ressources auprès de la population pour l’aider à lutter contre la pauvreté. J’ai aussi contribuer à apaiser les tensions inter-communautaires et intra-communautaire. Ma première élection est une suite logique de cette implication dans la résolution de nombreuses tensions dans ma région. Les populations m’ont accordé leur confiance. Dans leur esprit, un de leurs fils est rentré de l’Europe, il avait la possibilité de faire autre chose. Mais j’ai décidé de m’investir pour l’amélioration des conditions de vie de mes compatriotes. Je les en remercie encore une fois. Mais en plus, le renouvellement de ce mandat en 2021 est un bon résultat parce que c’est un deuxième ticket qui m’est donné pour poursuivre le combat que j’ai commencé pour l’ensemble des populations à l’ouest. Elles ont compris que Simon Doho ne mène pas un combat basé sur un intérêt personnel, un combat pour occuper exclusivement un poste de député, mais même un combat pour une réconciliation vraie à l’ouest et dans tout le pays. Que cette grande région dotée d’un potentiel humain, économique et social retrouve retrouve la place qui est la sienne sur l’échiquier national.

Avec la nouvelle dynamique que vous lui avez insufflée, pensez-vous que le PDCI qui était en perte de vitesse dans la région du Guémon, commence à se repositionner ?

Le PDCI-RDA, il ne faut pas l’oublier, s’est développé grâce à la confiance que le président Félix Houphouët-Boigny a créé et a consolidé avec les populations de l’ouest. Lui-même a été médecin à Guiglo (Cavally). Fondamentalement, dans l’esprit de nos parents, le PDCI représente une valeur historique et Houphouët-Boigny est leur lien à la Côte d’Ivoire. C’est vrai que ces dernières années, le parti y était un peu refroidi. Je pense que mon retour avec d’autres frères et soeurs du PDCI a permis de remobiliser les troupes pour revenir sur le chemin qui, autrefois, a fait glaner des lauriers à ce parti à l’ouest. Mes deux grands parents ont été des leaders du PDCI dans la région, mon père a été un grand militant du PDCI. Le PDCI en réalité n’a pas perdu sa place. Aujourd’hui, dans le Guémon, le Cavally et le Tonkpi, nous discutons le leadership en toute fraternité avec nos parents d’EDS. D’ailleurs l’alliance avec EDS va permettre de renforcer les positions des deux partis dans l’ouest, dont celui du PDCI.

Il existe désormais une alliance entre le PDCI et EDS sur le plan national et qui se consolide fortement dans le Guémon voire dans tout le pays Wê. Pensez-vous que cette alliance peut apporter des solutions durables aux Ivoiriens ?

Vous avez vu que le président Laurent Gbagbo et le président Bédié se sont retrouvés. Les deux leaders politiques ont tracé une vision très claire. C’est de réconcilier les Ivoiriens, recréer les conditions de la confiance entre les Ivoiriens et les Ivoiriennes. La vérité, elle est que la confiance est rompue entre tous les leaders politiques de la Côte d’Ivoire. La première démarche du président Bédié et du président Gbagbo, c’est de rétablir déjà cette confiance. Le PDCI-RDA et EDS sont conscients qu’il faut reconstruire la nation et pour cela, il faut se mettre ensemble. C’est une réalité que le PDCI-RDA et EDS sont ensemble. Vous avez constaté que les résultats parlent d’eux-mêmes. Vous avez constaté que là où nous avons fait alliance aux législatives, nous avons tous gagné ensemble. Chez moi à Bangolo par exemple, que ce soit dans la circonscription électorale de Bangolo commune ou Bangolo sous-préfecture, nous avons gagné parce que le PDCI-RDA et EDS étaient ensemble. A Guiglo, à Blolequin, partou où nous avons été sincèrement ensemble, nous avons gagné. Donc avons des raisons de continuer cette alliance parce que c’est elle qui nous fait gagner. Qu’est-ce que cela veut dire ? Gagner voudrait dire que c’est cette dynamique qui nous permet de renforcer notre position politique pour engager une véritable réconciliation en Côte d’Ivoire. La position que nous avons, avec nos frères de EDS, nous permet d’avoir de la voix à l’Assemblée nationale. Les deux partis ont donc intérêt de rester souder. Le Ministre Hubert Oulaye l’a dit à Zéo le 21 août dernier, nous restons ensemble pour atteindre notre objectif d’une Côte d’Ivoire réconciliée.

Peut-on dire que la cohésion est de mise au PDCI aujourd'hui quand on sait qu'il y a des agitations, notamment le clan Guikahué et les sorties de Jean-Louis Billon sur la question de la présidentielle de 2025 ?

Vous me donnez une bonne occasion de m’exprimer sur la question. Je rappelle que je suis chef d’entreprise. Un chef d’entreprise qui s’appelle Aimé Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA, décide de préparer l’avenir d’un grand héritage qui lui a été légué. Pour cela, il décide, comme le congrès l’y a autorisé, de créer un comité politique qui a une mission d’analyse, de développement et de projection stratégique du parti, il décide de créer un comité de mobilisation des ressources parce qu’un parti a besoin de ressources, il crée un comité chargé des élections. Nous sommes donc dans une dynamique positive. Il n’y a pas d’opposition. Le président crée des entités qui répondent à une stratégie de repositionnement du PDCI-RDA de demain. Le secrétaire exécutif est dans son rôle de secrétariat exécutif pour conduire les instructions opérationnelles du président du parti sur le terrain. Il y a donc une cohérence. J’entends dire qu’il y a une politique de « diviser pour régner » en cours au PDCI-RDA, mais il n’en est rien. Ou bien c’est un manque de connaissance sur le fonctionnement des organisations ou bien c’est une volonté manifeste de dire des choses, les amplifier pour fragiliser, via les médias, le parti. Je peux vous dire, puisque j’ai la chance d’être le Conseiller spécial du président Bédié, qu’il est dans une dynamique de préparation du parti pour l’avenir. Quand on veut préparer l’avenir, on crée des instruments dédiés pour répondre aux besoins de cet avenir. Il y a peut-être des incompréhensions chez certaines personnes sur la vision, la stratégie du président Bédié. Je voudrais tout simplement les rassurer. Mettons-nous au travail, chacun à son poste.

En ce qui concerne les récentes sorties de mon frère Jean-Louis Billon, je pense qu’il faut apporter un éclairage. Deng Xiaopin, un des grands dirigeants de la Chine, qui l’a transformé, a pris le pouvoir à l’âge de 70 ans et il a quitté le pouvoir autour de 90 ans. Ceci dit, nous n’allons pas nous battre sur les questions d’âge. Est-ce que le problème de la Côte d’Ivoire aujourd’hui est un problème d’âge ? Non. Le problème de la Côte d’Ivoire c’est de pouvoir se retrouver et reconstruire la nation. S’il y a un Ivoirien, peu importe son âge, qui a la capacité d’apporter une contribution essentielle pour la reconstruction du pays, il faut l’y encourager. Ne faisons pas la politique de l’exclusion parce que c’est l’exclusion qui a amené le pays là où il est aujourd’hui. J’ai la chance d’être aux côtés du président Henri Konan Bédié et je note que ce Monsieur est un grand dirigeant, un grand chef qui a toutes ses capacités. Et même qui est plus intelligent que certaines personnes qui ont largement en dessous de son âge dans ce pays. Sur ce point précis, n’engageons pas un faux débats. Les vrais débats, c’est comment nous faisons pour reconstruire la nation et comment le PDCI-RDA fait pour reconquérir le pouvoir qu’il a perdu. Ces débats d’âge, pour moi, sont des questions secondaires.

Vous avez déclaré, lors de la journée de remerciements aux populations et d’hommage au président Bédié que la région du Guémon est la dernière de la classe en matière de développement. Est-ce à dire que rien n’a été fait dans cette région ?

Je souhaiterais répondre à votre question du point de vu national avant de la ramener sur le plan local. Sur la question de la réconciliation, il y a un grand débat qui se fait en ce moment. Il y a certains qui disent jouons avec le temps et les choses vont se régler et il y a d’autres sous la houlette du président Henri Konan Bédié qui disent réglons les choses maintenant parce que les problèmes de fond sont là. Allez vers les Ivoiriens et demandez-leur s’ils ont besoin de se réconcilier ou pas ? Ils vous répondront par l’affirmative. Demandez-leur si la Côte d’Ivoire est unie, ils vous diront « non ». Demandez-leur si la répartition des emplois dans la fonction publique ou ailleurs est faite de façon transparente, s’il y a un équilibre au niveau nationale, ils vous répondront « non », etc. La vérité est donc là, implacable. La Côte d’Ivoire a un problème de fond. Les crises successives que nous avons vécues ont fragilisé la nation et des Ivoiriens se regardent en chiens de faïences. Il ne faut pas faire la politique de l’autruche, il ne faut pas surfer sur les apparences. Nous avons aujourd’hui la possibilité, et tout est dans les mains du président de la République, de mettre les Ivoiriens autour d’une table pour chercher des voies et moyens pour la réconciliation. Chaque fois qu’il y a des élections dans ce pays, on assiste à des morts. Est-ce que nous allons continuer dans cette dynamique ? Non ! C’est d’ailleurs ce pourquoi le président Bédié appelle au dialogue inclusif pour poser les problèmes de fond. Il faut réviser la CEI, débattre des questions d’identité, toucher la Constitution si c’est nécessaire. Il faut poser le problème de la libération des prisonniers, d’indemnisation des victimes des différentes crises, le pardon, de recrutement à la fonction publique, dans l’armée. Il faut poser tous les problèmes et chercher des voies et moyens pour sauver la Côte d’Ivoire.

Je reviens à votre question pour dire « oui », les mêmes problèmes restent posés à l’ouest. J’entends mon cher aîné Patrick Achi dire que l’Etat a investi 200 milliards Fcfa dans sa région, le Mé. Je m’en satisfait. Mais combien de milliards dont a bénéficié l’ouest qui a été le théâtre de toutes les crises que notre pays a connues ? L’ouest a besoin d’un vrai plan de reconstruction au regard des écarts que nous avons par rapport à l’ensemble de la nation. Les rapports parlent de 3 000 morts, mais ils sont majoritairement à l’ouest. L’école connaît un état piteux, le taux de pauvreté est quant à lui à plus de 60%. Allez-y pratiquer les routes. Les problèmes sont là et nous espérons que l’Etat va pouvoir nous apporter des solutions.

Le groupe parlementaire du PDCI-RDA a fait récemment campagne pour que les membres du gouvernement, sur la question de la cherté de la vie, se présentent devant les députés pour débattre. La question est-elle toujours d’actualité ?

La mission que nous nous sommes assignées, au niveau de l’opposition, c’est de nous intéresser aux problèmes des Ivoiriens et nous allons le faire de façon pressante. Dès ma nomination, le groupe parlementaire PDCI-RDA a présenté deux questions orales avec débats à l’Assemblée nationale qui ont été acceptés de manière unanime et enregistrés par la conférence des président. Les membres de cette conférence issus du RHDP ont même insisté pour que ces questions orales avec débats aient lieu. Le Ministre Bictogo est même intervenu pour dire que c’est une question importante et urgente. A notre grand étonnement, à la veille de l’une des conférences avec le Ministre de l’Energie, la séance a été annulée. Il n’y a pas eu de raisons valables avancées pour justifier que les membres du gouvernement ne se présentent pas à l’Assemblée nationale. L’Assemblée nationale est la représentation du peuple et c’est leur mission de se présenter devant elle. Pourquoi les Ministres refusent de se présenter devant les 25 millions d’Ivoiriens que nous représentons ? Par contre, on les entend faire des conférences par-ci par-là. C’est vraiment une situation regrettable. Nous espérons que sur les autres questions que nous allons introduire, le gouvernement, le Premier ministre Patrick Achi vont avoir le courage de se présenter devant l’Assemblée nationale parce qu’il s’agit de respecter les Institutions de la République. Notre mission n’est pas de détruire un Ministre, de l’empêcher de travailler. Notre mission c’est de créer les conditions pour que les Ivoiriens souffrent le moins possible et que les questions qui sont posées débouchent sur les solutions qui répondent à leurs aspirations.

Y a-t-il une question particulière sur laquelle vous voudriez bien vous prononcer ?

Vous savez que nous avons connu une étape récente de crise qui s’inscrit dans la suite des crises que nous avons connues en Côte d’Ivoire, qui est celle de la crise port et pré-électorale en 2020. En 1999, nous avons enregistré une crise, en 2002 une nouvelle crise, 2004 une crise, 2010 une crise aussi grave et 2020 une nouvelle crise. Va-t-on continuer encore une fois de crise en crise ? Le président Bédié a fait une déclaration le 9 décembre pour appeler les Ivoiriens à l’apaisement et dire que le temps est arrivé pour les Ivoiriens de s’asseoir autour d’une table pour mener un dialogue inclusif. J’insiste à la suite du président Bédié et j’interpelle tous nos responsables politiques, le président de la République qui est le premier responsable de notre nation. Il faut qu’il se manifeste et réponde à l’appel de ses frères qui affichent une volonté d’aller à la réconciliation. Il faut endiguer dès maintenant tous les risques qui pourraient survenir.

Saint-Claver Oula

Ci-dessous le lien de la vidéo de l'interview :

https://www.youtube.com/watch?v=78x5b4cXZ3g

Content created and supplied by: Tembo.Opera (via Opera News )

exclusif - réconciliation pdci simon doho

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires