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Fête nationale 2022 : Alfred Guéméné dénonce la mainmise de la France sur la souveraineté ivoirienne

Courageusement, Alfred Guéméné, président de l'Union Pour la République (UPR), a décidé de dresser le bilan des 62 années qui ont marqué l'accession de la Côte d'Ivoire à la souveraineté.

La libération du joug colonial, cet ancien dirigeant syndicaliste n'en perçoit pas la matérialisation après 62 ans d'indépendance. Il en fait le triste constat dans un texte qu'il nous transmettait ce Samedi 6 Août à la veille de la commémoration de l'événement, prévu pour se dérouler cette année à Yamoussoukro. "Sommes-nous vraiment indépendants?", s'interroge-t-il d'emblée.

Selon lui, "Au-delà des légitimes effusions jubilatoires que suscite cet événement historique, cette fête doit être aussi et surtout l'occasion pour chaque citoyen de jouir de son droit d'inventaire.

Il s'agit de se poser la question de savoir si la proclamation de notre indépendance, le 7 août 1960, n'était pas une simple manifestation d'exorcisme, et si elle relevait d'une sincère volonté de se libérer effectivement des oripeaux du colonialisme français. Pour permettre aux peuple ivoirien d'assumer son indépendance et son destin, en matière éducative, culturelle, sanitaire, sécuritaire, socio-économique, etc.

Il faut indiquer que le cadre stratégique de cette <<indépendance octroyée>> devrait induire l'adoption d'objectifs clairs et précis, ainsi que des moyens d'exécution des projets sociétaux et des programmes de gouvernement définis sur la base des besoins populaires".

"Or", note le président de l'UPR, "le fait est que 62 ans après la proclamation de son indépendance, la Côte d'Ivoire reste encore et toujours sous l'emprise de l'ancienne puissance colonisatrice. Qui, au nom de vieux accords de coopération savamment consentis, accapare littéralement le corpus économique vital du pays. Quelques bonnes feuilles:

L'exploitation et le commerce des matières minières et minérales, l'électricité, le gaz, l'eau, l'hôtellerie, les ports, etc, s'exercent sous les fourches caudines de l'ancienne puissance colonisatrice qui régente et contrôle quasiment tout.

L'éducation qui devrait être la matrice par excellence en matière de définition et de promotion de nouvelles valeurs sociétales, reste, dans sa conception et son mode opératoire, la triste photocopie conforme de l'école française.

Pire, l'organisation sociétale reste calquée sur celle de l'ancienne puissance colonisatrice, avec notamment, cette démocratie électoraliste ruineuse, divisionniste et mortifère.

En outre, le niveau de développement ostensiblement brandi ici et là comme épouvantail n'est que la manifestation d'un mirage économique induit par une dette astronomique qui ne profite réellement qu'à une minorité de privilégiés". A l'heure du bilan, ses recommandations en tant que leader d'opinion sont que "le temps est plus que jamais venu d'observer une pause réflexive. Pour jeter courageusement un regard critique sur l'exercice de notre indépendance soixantenaire, et faire l'inventaire de son impact réel sur les forces populaires". 

"Car à quoi sert une indépendance, si elle doit revêtir étrangement le sombre manteau du cosmétique, et laisser la réalité gestionnaire à l'ancienne puissance colonisatrice ?", interroge le président de l'UPR. 

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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