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Vincent Toh Bi à San pedro : "Il faut régler les passifs des conflits de 2002 et de 2010"

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À l'initiative de la jeune chambre internationale de San pedro et de la cellule civilo-militaire, une conférence débat a été organisée à la salle Georges Sangaré de ladite ville ce Samedi 03 Juillet. Chose peu commune, deux conférenciers, en l'occurrence Vincent Toh Bi Irié, ex préfet d'Abidjan et président de l'ONG Aube Nouvelle et Mme Konaté née Djeneba Banguira, présidente de la commission régionale des droits de l'homme ont été cooptés pour conduire le thème libellé comme suit "Cohésion sociale et développement pour une paix durable". Devant un public composite et relativement nombreux, Mme Konaté a mis l'accent sur l'implication des individus et de la communauté, en synergie avec la structure qu'elle dirige pour parvenir à une cohabitation pacifique sincère. Quant à l'ex préfet, il a énuméré cinq types de conflits qui selon lui sont à la base de la déstabilisation de notre pays. À l'entendre il s'agit des conflits politiques, fonciers, économiques, sociaux avec le problème de chômage et enfin culturels.

Pour Vincent Toh Bi, il faut anticiper sur les conflits afin de ne pas se faire surprendre. À cet effet il a rappelé à l'auditoire ce qui suit: "la Côte d'Ivoire a connu des choses atroces. Vous, vous n'avez pas connu ça cette année, mais on sait qu'il y a des tensions politiques, et ce n'est pas parce que vous n'avez pas connu que vous n'allez pas connaître. Essayez de vous rappeler, les premiers affrontements intercommunautaires en Côte d'Ivoire à relents politique, c'était chez vous ici en 1995 avec les premières élections après la mort du président Houphouët. C'était chez vous. On a trouvé des corps, des fosses communes à Tabou, à Grand Béréby et un peu ici aussi dans vos forêts, les premiers affrontements. Depuis 95, vous avez travaillé à créer la cohésion communautaire. Mais ça ne veut pas dire que tout a été oublié. Parmi les causes des conflits que j'ai mentionnées, il y a aussi les passifs du conflits de 2002 et celui de 2010. Dans nos villages ici, il y en a qui ont tout perdu, qui ont perdu des parents et qui n'ont pas encore oublié. On est allé dans des villages où des gens ont dit tant que Gbagbo ne revient pas, il n'y aura pas la paix en Côte d'Ivoire. C'est pourquoi nous Aube Nouvelle, on a fait une conférence pour dire, président faut laisser, faut réunir toutes les conditions pour que Gbagbo revienne. Il faut donc régler tous les passifs des crises de 2002 et 2010. Ceux qui ont perdu des choses, il faut pouvoir parler pour régler et stabiliser".

Pour conclure, le président de Aube Nouvelle a conseiller qu'il ne fallait pas arrêter de parler de paix et qu'il fallait renforcer la cohésion sociale afin de parvenir à une paix durable.

SRANKPAWA BOUAKE Dim0407211830

Photo: SB

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