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Chirac, en train de se retourner dans sa tombe? Ses "intouchables" hantés par la crise Ivoirienne

Depuis quelques semaines, se tient à Paris le procès des bombardements de Bouaké de Novembre 2004. Au centre des interrogations, qu'est-t-il advenu des pilotes Biélorusses, présumés auteurs des frappes aériennes sur le cantonnement militaire Français, qui selon l'Elysée, a fait 9 morts parmi les soldats de l'opération Licorne, stationnés à Bouaké, fief de la rébellion dans le centre du pays? 

16 ans après les faits, le mystère demeure entier sur cette affaire, d'autant plus que l'instruction judiciaire ouverte à Paris, est truffée de versions contradictoires des officiels Français de l'époque sur les circonstances de la disparition de ces pilotes, dont on a officiellement perdu les traces. 

L'on ne sait toujours pas qui a donné l'ordre de bombarder le site militaire Français, ni comment les pilotes à bord des Sukhoï 25, acquis par l'aviation Ivoirienne avaient pu être exfiltrés au Togo, avant de se fondre complètement dans la nature jusqu'à ce jour, sans être inquiétés par aucune des juridictions compétentes. 

Pourtant annoncés en état d'arrestation au Togo, les circonstances dans lesquelles ces pilotes ont échappés aux mailles de la justice sont ahurissantes. 

Comment expliquer qu'aucune mesure judiciaire n'ait été prise par les autorités Françaises pour les faire juger et élucider les circonstances de cette bavure? Pour répondre à ces interrogations et soulager les familles des victimes qui réclament justice, plusieurs officiels Français de l'époque se relayent à la barre, dont des protégés de l'ancien chef d'état, Jacques Chirac, sous la présidence duquel ils n'avaient aucunement été inquiétés. 

Parmi ces personnalités au sommet de la chaîne de décision à l'époque des faits, l'ancien premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, son ministre de l'intérieur, Dominique de Villepin et la ministre de la défense, Michèle Alliot-Marie, trois noms gravés dans les annales de cette crise armée en Côte d'Ivoire, et dont la seule évocation suffisait à susciter la torpeur dans le camp Gbagbo. 

Ces ''intouchables'' doivent aujourd'hui rendre compte devant l'histoire, au nom du devoir de vérité que leur impose leurs passages à la tête de l'état Français. 

Depuis sa tombe, Jacques Chirac, décédé le 26 Septembre 2019, doit se retourner mille et une fois, face à la tournure que sont en train de prendre ces événements, pour ses anciens collaborateurs restés en vie.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

paris togo

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