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Après la Côte d'Ivoire, Macron, encore critiqué pour son soutien au ''coup d'état'' au Tchad

Face à ses pairs Africains réunis à Ndjamena pour les obsèques du défunt chef de l'état Tchadien, Idriss Déby Itno, Emmanuel Macron s'est encore fourvoyé.

Malgré le viol évident de la constitution Tchadienne par les militaires, qui contrairement aux dispositions légales qui prévoient un remplacement du président de la république par celui de l'assemblée nationale en cas de décès du tenant de l'exécutif, le numéro 1 Français, dont le discours était très attendu, a apporté son soutien sans faille aux membres de la junte au pouvoir, dirigé par Mahamat Déby Itno, fils du défunt président. 

Inquiet devant l'avancée fulgurante des rebelles des Forces pour l'Alternance et la Concorde au Tchad (FACT), le nouvel homme fort du Tchad, peut dormir sur ses deux oreilles. 30 ans après son père, Mahamat bénéficie sous les regards médusés des téléspectateurs du monde entier, de l'onction de l'ex puissance coloniale. ''La France sera également là pour faire vivre, sans attendre la promesse d'un Tchad apaisé, faisant une place à l'ensemble de ses enfants et toutes ses composantes. La transition aura ce rôle à jouer. 

La stabilité, l'inclusion, le dialogue, la transition démocratique. Et nous sommes et serons à vos côtés'' a tenu à rassurer le locataire de l'Elysée. Une fois de plus, le dirigeant Français ferme les yeux sur une violation audacieuse de la constitution. Déjà dans le viseur des pourfendeurs de la politique Française en Afrique suite à sa prise de position controversée dans la crise du 3ème mandat en Côte d'Ivoire, au terme de laquelle il avait ouvertement justifié la réélection d'Alassane Ouattara par la situation de contrainte que lui imposait la mort d'Amadou Gon Coulibaly, Macron vient de lâcher une autre fausse note dans sa politique Africaine. 

Il paraîtrait certes incongru de soutenir la rébellion des FACT pour des principes démocratiques, même si en 2003, la France n'avait pas hésitée à renvoyer dos à dos rebelles et gouvernement Ivoiriens autour d'une table de négociations à Linas-Marcoussis, mais au nom de ces mêmes principes démocratiques, l'on s'attendait de la part de l'état Français, soit une posture de neutralité dans la crise au Tchad, au nom de la non ingérence, soit une fermeté de ton pour exiger le rétablissement de l'ordre constitutionnel. Macron et avec lui, la France officielle a décidé de ne pas voir la tragédie institutionnelle qui ébranle le Tchad actuellement et qui consacre un coup d'état en douceur. Cela, l'ex patronne de RFI, Geneviève Goëtzinger, n'a pas manquée de le lui signifier dans un tweet ce Vendredi 23 Avril, en l'apostrophant: ''M. le président, au Tchad, il s'agit d'un coup d'état. Comment vous le dire? Un coup d'état militaire au mépris de la constitution...''. 

Les rebelles des FACT, eux, sont avertis. Ils peuvent déjà renoncer à leurs visées militaires sur Ndjamena, au risque de se voir neutraliser par la puissance de feu de l'armée Française. 

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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