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Devoir de mémoire : quand le gouvernement italien accusait la France d’appauvrir l’Afrique !

Le 22 janvier 2019, le vice-Premier ministre, Luigi Di Maio s’était indigné de l’exploitation dont est objet l’Afrique sous domination française et qui empêche tout développement. L’actualité brûlante du Mali met au goût du jour, ce constat sans concession.Luigi Di Maio s'était fait l'avocat de l'Afrique francophone (Photo: Web)

Une mini-crise diplomatique avait éclaté en janvier 2019 entre Paris et Rome. Coup sur coup, le vice-Premier ministre d’Italie, Mateo Salvini avait mis les pieds dans le plat, accusant ouvertement la France de mettre en coupe réglé, l’Afrique francophone.

L’autre vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Luigi Di Maio a remis le couvert, le 22 janvier 2019 en se faisant encore plus explicite. Le vice-Premier ministre a trahi en effet, un secret de polichinelle en affirmant que la France pille l’Afrique, empêchant tout développement sur le continent et provoquant un exode massive et désespéré des jeunes vers l’Europe.

« S’il y a encore des personnes qui quittent l’Afrique pour l’Europe, c’est à cause de plusieurs pays européens, la France en tête qui n’a toujours pas fini de décoloniser l’Afrique. Il existe des dizaines de pays africains pour lesquels la France imprime leur propre monnaie, le Franc des colonies d’Afrique (Cfa) et c’est avec cela que la dette française est financée. Si la France n’avait pas de colonie africaine qu’elle appauvrit, elle serait la 15ème puissance économique mondiale. Au lieu de cela, elle figure parmi les 1ère puissances mondiales en raison de ce qu’elle fait à l’Afrique » s’est indigné Luigi Di Maio.

La France mise à nu s’était offusqué de cette vérité venant de l’un de ses partenaires de l’Union européenne. L’ambassadrice d’Italie en France, Teresa Castaldo avait été convoqué au quai d’Orsay pour s’expliquer sur cette sortie de son vice-Premier ministre.

Motivations inchangées

L’activisme actuel des autorités françaises dans la crise artificielle créée par la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cedeao) montre bien que l’Exécutif italien ne répétait que ce que toute la terre entière sait déjà. Le seul regret, c’est que l’Italie qui avait si bien diagnostiqué le mal africain n’ait émis aucune réserve dans le soutien de la France dans cette autre affaire touchant le Mali, un pays du « pré carré » français. Alors que les motivations de Paris n’ont changé d’une ligne. Selon plusieurs rapports, le Mali est un réservoir de ressources d’hydrocarbures, de métaux rares et d’autres richesses du sous-sol encore. L’acharnement contre le Mali s’explique aisément ! Cette évidence qui crève les yeux échappe aux dirigeants de la Cedeao qui lâchent la proie pour l’ombre.

Théodore Sinzé

 

Content created and supplied by: ThéodoreKoffiSinzé (via Opera News )

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