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Silence de Mamadou Koulibaly : Le mal semble profond, entretemps voici ce que prépare LIDER

Depuis un certain temps, le fondateur de LIDER Mamadou Koulibaly maire d'Azaguié est absent de la scène politique ivoirienne. Une situation qui ne laisse personne indifférent/Photo Archives)

Cela fait plusieurs mois que l’ancien président de l’Assemblée national de Côte d’Ivoire Mamadou Koulibaly, par ailleurs fondateur de Liberté et démocratie pour la République (LIDER) a « disparu » de la scène politique ivoirienne. Il s’est muré dans un silence qui ne laisse personne indifférent. Cependant, son parti a décidé de se mettre à jour pour les batailles futures.

Les récentes interventions officielles de l’ancien président de l’Assemblée nationale sous le règne du président Laurent Gbagbo se situent entre décembre 2020 et janvier 2021, à quelques semaines des législatives du 6 mars dernier.

En septembre 2020, la candidature de Mamadou Koulibaly, candidat de LIDER à la présidentielle a été rejetée. « Le conseil constitutionnel s’immole par le droit pour Ouattara », avait-il déclaré.

Du 21 au 28 décembre 2020, le défunt Premier ministre Hamed Bakayoko organisait des assises dites « dialogues politiques ». Contrairement aux autres membres de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP), plateforme présidée par Henri Konan Bédié, LIDER ne participera à ces rencontres.

Raison avancée, le parti n’y était pas formellement invité à la différence d’autres partis politiques de la coalition, « sans que ceux-ci n’aient trouvé-là, motif de s’inquiéter de la tentative évidente de division orchestrée par un adversaire politique dont la malice est connue de tous », a regretté le professeur Mamadou Koulibaly.

A l’approche des législatives, une fois encore, des incompréhensions et des conflits internes naissent au sein de cette plateforme, sensée unir ses forces pour affronter le parti au pouvoir.

Alors que «LiDER avait proposé plusieurs candidats dans le cadre de la plateforme de l’opposition, à quelques jours de la date limite de dépôt des candidatures, le PDCI et l’EDS (FPI-GOR) ont scellé un accord secret qui a éliminé bien de candidats de petits partis politiques », à en croire les premiers responsables du parti.

A cet effet, l’ancienne ministre de la communication Danièle Boni-Claverie, présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (URD), aussi membre de la CDRP, déclarait en janvier 2021 sur sa page « Sous l’impulsion hégémonique des deux grands partis que sont le PDCI et le FPI de Laurent Gbagbo, les alliés sont écartés sans ménagement, avec beaucoup de mépris ».

Et d’ajouter « Nous sommes partis à ce dernier scrutin en ordre dispersé ». En d’autres termes, cette coalition politique a volé en éclats.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que face à tous ces faits qui ne reposent finalement sur aucun fondement franc et solide, le parti fondé par le professeur Mamadou Koulibaly aurait décidé, à l’analyse de ces évènements,  de faire cavalier seul. D’où le mutisme apparent du maire D’Azaguié.

Pendant ce temps, Monique Gbékia, présidente de LIDER et son équipe sont à la tâche pour les préparatifs du congrès du parti. « Nous tiendrons notre quatrième congrès ordinaire de LIDER du 14 au 17 juillet 2021 au siège du parti », peut-on lire sur la page du parti.

Y.K

 

    

 

 

 

 

Content created and supplied by: Y.KOBO (via Opera News )

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