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Vers la fin de la traque judiciaire pour Soro : le sort que Ouattara pourrait lui réserver

Dans un post vidéo diffusé sur sa page Facebook ce Samedi 1er Octobre, Mamadou Traoré, conseiller spécial de l’ex chef du parlement et leader de Générations et Peuples Solidaires (GPS), lâchait une bombe : ‘’Guillaume Soro viendra en Côte d’Ivoire très bientôt. Je pourrai dire qu’il viendra en Côte d’Ivoire avant le 31 Octobre. Mais, je précise, ce n’est pas par un coup d’état’’.

 

Cette annonce qui intervient contre le cours des évènements, alors que la médiation entreprise à l’internationale par le président Congolais, Denis Sassou Nguesso, semble au point mort, ouvre la voie à des supputations autour des termes d’un éventuel accord entre les deux ex tenants de l’exécutif Ivoirien.

 

Objet d’une double condamnation par la justice Ivoirienne, l’une à 20 ans de prison et l’autre à la perpétuité, l’ancien premier ministre Ivoirien, de toute évidence, devrait se retrouver très vite entre les mailles de l’appareil judiciaire, une fois les pieds posés à Abidjan, et ce, d’autant plus qu’un mandat d’arrêt international a été émis contre lui par la justice depuis le 23 Décembre 2019, date de son retour manqué en Côte d’Ivoire.

 

Cependant, l’actualité politico-judiciaire Ivoirienne de ces derniers mois donne de faire un constat pertinent qui privilégie la thèse d’un accord consensuel qui pourrait avoir été finalement trouvé entre Guillaume Soro et le mentor des libéraux au pouvoir à Abidjan. Dans le même cas que l’ex député de Ferkéssédougou, l’on identifie entre autres, l’ancien chef d’état, Laurent Gbagbo, l’ex Maire de la commune du Plateau, Noël Akossi Bendjo ou encore Charles Blé Goudé, président du Congrès Panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples (COJEP), tous condamnés à des peines d’emprisonnement, mais qui à l’exception du dernier cité, sont tous rentrés au bercail sans encombre.

Encore qu’officiellement, le leader du COJEP est en attente de l’obtention de son passeport après son acquittement par la Cour Pénale Internationale (CPI) le 31 Mars. Les exilés rentrent, sans que pour autant, les décisions de justice qui pèsent sur eux, ne soient appliquées. Laurent Gbagbo est même sur le point de mettre en place un nouveau parti politique avec pour objectif de reconquérir le pouvoir d’état comme il en évoquait d’ailleurs l’éventualité, peu après son retour le 17 Juin.

 

Pendant que l’ex édile du Plateau, a repris du service au sein de sa famille politique, le PDCI-RDA. Au cas où il parvenait finalement à décrocher le fameux sésame administratif qui lui permettrait de rentrer, les choses ne devraient pas être différentes pour l’ex chef de file des jeunes patriotes. S’achemine-t-on vers un schéma similaire pour Guillaume Soro ? Cela devrait se corroborer, du moins, si les prédictions de son collaborateur s’avèrent.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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