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Mort de Balla Kéita, le coup de Sia Popo : ces faits étranges qui ont précédé la rébellion de 2002

La rébellion du 19 septembre 2002 qui a endeuillé et divisé la Côte d’Ivoire en deux a été précédé d’une succession de faits étranges.

Tout commence le 1er août 2002. La nouvelle tombe comme un couperet. Le volubile Secrétaire général de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), Balla Kéita, plusieurs fois ministre dans les gouvernement de Félix Houphouët-Boigny, est mort assassiné dans sa chambre d’hôtel à Ouaga 2000 dans la capitale politique du Burkina Faso. Les premières informations divulguées ici et là font état de ce que l’assassin serait une jeune dame. Sans plus.

Quatre jours plus tard, c’est-à-dire le 5 août 2002, Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d’Ivoire à l’époque, forme et rend public un gouvernement d’union nationale. Ce, avec les partis de ses farouches opposants que sont Henri Konan Bédié du Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) et Alassane Ouattara du Rassemblement des républicains (RDR). Les Ivoiriens poussent un ouf de soulagement et peuvent désormais rêver d’un climat sociopolitique apaisé.

Cette quiétude est perturbée le 27 août par un braquage spectaculaire du siège de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) sis au Plateau à Abidjan. Le principal suspect se nomme Sia Popo Prospère. Il réussit à semer toute la sécurité et à prendre la poudre d’escampette avec plus de deux milliards de FCFA. Le mardi 17 septembre, Sia Popo est appréhendé à l’aéroport de Ouagadougou et conduit en Côte d’Ivoire pour être remis aux autorités ivoiriennes.

Les Ivoiriens n’ont pas le temps d’épiloguer sur cette arrestation. Dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 septembre, ils sont tirés de leur sommeil par des coups de canon. Au petit matin, les nouvelles tombes les unes après les autres. De nombreux morts, et non des moindres, sont annoncés. Mais les institutions de la République réussissent à survivre.

Qu’à cela ne tienne ! Les assaillants mis en déroute dans la capitale économique Abidjan, se replient à Bouaké, la deuxième principale ville du pays où ils établissent leur quartier général. C’est le début d’une rébellion armée qui dure toute une décennie. 

Content created and supplied by: Pierre_Ephèse (via Opera News )

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