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Voici les handicaps que la flotte russe doit surmonter pour égaler les USA.

Depuis plus d’une dizaines d’années, la marine russe doit faire face à certaines défaillances. Les experts sont de plus en plus nombreux à insister sur une nécessaire modernisation des moyens engagés. Le porte aéronef géant Amiral Kouznetsov, identifiable à l’épaisse fumée noire qu’il dégage, est lui-même considéré comme largement vétuste et défaillant. En raison de l’absence de rampe de lancement, il ne peut déployer que des avions légèrement chargés, et certains incidents récents ont attisé les railleries des Occidentaux (comme la perte d’un MIG-29 KURB et d’un Su-33 tous deux en phase d’appontage). Du reste, la flotte russe est largement continentale : elle assure une défense du littoral, mais ses capacités d’intervention dans le monde sont plus limitées (par rapport aux Etats-Unis par exemple). Cependant, cet aspect continental peut être considéré comme une caractéristique propre de la marine russe et non comme un défaut, dans la mesure où aucune opération stratégique dans le monde n’a été planifiée. Ainsi, de nombreux avis plaident pour une continentalisation accrue, ce qui exclut notamment la construction de nouveaux porte-avions jugée trop couteuse et inutile au regard des objectifs stratégique russes. L’intervention en Syrie aurait tendance à confirmer ce point de vue, puisque c’est depuis des corvettes de taille intermédiaire qu’ont été lancés les missiles de croisière. Ces bateaux circulent avec aisance en mer Caspienne et en mer Baltique mais ont une capacité d’intervention à portée limitée.

 

La flotte du Pacifique apparaît aussi comme sous-dimensionnée et sous-équipée, au regard de l’importance des nouveaux défis auxquels elle doit faire face. La nucléarisation de la Corée du Nord et la militarisation croissante de la zone constituent en effet de nouveaux enjeux de taille. Face à cela, la faiblesse des moyens mis à disposition, en comparaison avec les flottes japonaises et chinoises est flagrante.

 

Face à ces insuffisances, l’ambitieuse nouvelle doctrine navale russe rendue publique en 2016 se donne pour objectif de renforcer sa position de seconde marine mondiale (mais avec des capacités incomparables avec la marine des Etats-Unis qui comporte 10 porte-avions). Le rapport est cependant pessimiste au sujet des diverses confrontations qui attendent la marine russe à l’avenir, dans l’océan Arctique notamment.

 

La marine russe a récemment participé à la montée des tensions stratégiques et diplomatiques du pays avec ses voisins. Des aventureux sous-marins repérés par la Suède ou la Norvège dans la Baltique à la mise en alerte des forces de l’OTAN lors du passage de l’Amiral Kouznetsov au large de l’Ecosse, la présence militaire physique exacerbe toujours les tensions sous-jacentes. Ainsi, les orientations actuelles de la marine russe semblent d’avantage relever d’une démonstration de force, nécessaire pour imposer la présence du pays sur les terrains qui comportent le plus d’enjeux. Le lancement de missiles balistiques en Syrie, plus ostentatoire qu’efficace, et les manœuvres symboliques en Arctique s’insèrent dans cette politique.

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Content created and supplied by: FAIZANVAMY (via Opera News )

syrie usa

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