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Laurent Gbagbo: l'homme qui a payé le prix de l'affranchissement

Naître ne dépend nullement de nous, mais vivre est ce qu'on a entre nos mains ; à nous de voir. Ce qui dépend de nous ne s'acquiert pas si facilement, il rencontre sur son chemin des sacrifices, le prix à payer en vue de quelque chose. Nous savons tous que la vie n'est pas le fruit d'un hasard, ce qu'on sème, on finit par récolter. Parlant de sacrifice Gandhi ne dit pas autre chose lorsqu'il affirme :"Une vie de sacrifice est le sommet suprême de l'art. Elle est pleine d'une véritable joie". Nous savons tous que la joie n'est pas de ce monde, elle transcende le monde. La joie se défait du matériel, de la corruption du monde pour offrir un air agréable que rien ne peut acheter. En Afrique, plusieurs dirigeants ont fait preuve de sacrifice pour que leur peuple profite pleinement sans oppression. Nelson Mandela, Thomas Sankara, kwame Nkrumah sans oublier Laurent Gbagbo.

C'est la vie politique de ce dernier qui fera l'objet d'étude de cet article. Que serait une vie sans sacrifie? Le monde que nous percevons serait-il le même s'il n'y avait pas preuve de sacrifice ? N'est ce pas que quelqu'un a payé le prix pour que tout soit ordonné ? Cette série de question nous questionne toujours. La vie politique de Laurent Gbagbo n'a pas été facile, elle ne naît pas une cuillère en or dans la bouche. C'est à force de combat et persévérance que l'homme politique a pu s'installer avec comme guide la démocratie.

Fondateur avec son épouse Simone du parti de gauche Front Populaire Ivoirien (FPI), il est un opposant historique à Félix Houphouet-Boigny. Cette opposition va même causer son emprisonnement et sa propulsion en exil. Connaissant ses convictions et sa détermination, le Woody de Mama n'a pas jeté l'éponge, et comme le sacrifice porte ses fruit,Il est élu à la tête de la Côte d'Ivoire en 2000 face au président sortant, Robert Gueï. C'est là que commence son calvaire.

Une gouvernance étouffée par la rébellion et la France, par des crises socio-politiques et des accords forcés, Laurent Gbagbo n'a pas reculé. Il a même rassuré son peuple en disant :" si je voulais profiter comme d'autres dirigeants le font, j'allais tout donner à la France et profiter. Mais par amour pour mon peuple, cela ne m'a pas tenté". Vouloir tout donner à son peuple, sa vie politique va connaître des hauts et des bas. Il continue la lutte. Car, Fils de paysans, arrivé à la tête d'un État est de la pure démocratie. C'est par ce chemin qu'il est entré, c'est par là qu'il sortira

Les élections de 2010 qui l'a opposé à Alassane Ouattara vont causer une grande crise post-électorale qui va le forcer à se retrouver à la CPI pour répondre de ses actes. Pour le président, il faut nécessairement recompter les voix pour faire voir aux yeux du monde qui a gagné. Cette parole est tombé dans le désert, ce qui va le pousser à lutter, seul face au monde. Plusieurs négociations, plusieurs propositions juteuses rien que pour le voir quitter. Mais pour Gbagbo "le droit ne se négocie pas", on ne peut acheter le sacrifice, le sacrifice se sacrifie.

C'est à la CPI que tout va se passer. Face à plusieurs juges et témoins, il a vaincu. Disons ensemble que la bonne lutte paye. La vie ne peut se faire sans sacrifice sinon, Jésus-Christ ne serait pas venu. C'est tout celà qui a étonné le juge de la CPI, Cuno Tarfusser affirmer:<<Il a payé le prix pour avoir voulu s'affranchir de la France>>. Le sacrifice est fait comme le jour de la résurrection du Christ, qui disait que tout est accompli. Attendons de voir ce qui va se passer par la suite

Rodolpho Assalhé, la plume des sans voix

Source : la citation du juge est tiré du journal ivoirien "Le Temps"

Content created and supplied by: RodolphoAssalhe (via Opera News )

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