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Succession de père en fils : Le Tchad sur les traces de la RDC et du Togo

En Afrique, les successions à la tête de nos états ne sont pas toujours démocratiques. Elles n'émanent pas souvent de la volonté populaire. C'est le cas quand à la mort des présidents en exercice, leurs fils sont carrément désignés pour occuper le fauteuil présidentiel. Sans aucune forme de procès. Sans respecter la voie constitutionnelle. Et les cas sont légion. Le cas plus récent en date est la désignation de Mahamat Deby Itno à la tête du Tchad. Idriss Deby Itno mort au combat est remplacé par son fils. Adieu Idriss Deby Itno, vive Mahamat Deby Itno ! Avant lui, d'autres pays africains ont vécu ce scénario.

En 2006, quand le président togolais Gnassingbé Eyadema décède, c'est son fils Faure Essozinma Eyadéma qui lui succède avec la bénédiction des états de l'Afrique de l'ouest et d'autres pays. Ce dernier est d'ailleurs toujours en poste au grand dam de l'opposition togolaise. Avant le Togo, la RDC a été le théâtre de cette même forme de succession '' familiale ''. Quand le président Laurent Désiré Kabila est abattu dans son bureau en 2001, c'est son fils Joseph Kabila qui est désigné pour sa succession, soutenu par des pays étrangers. Il restera au pouvoir jusqu'en 2020. C'est dire que ces curieuses successions ont la peau dure sous nos tropiques. Hélas !

Dan Singault de Blagouin

Content created and supplied by: DanSingault (via Opera News )

Mahamat Deby Itno Tchad

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