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Menaces de destabilisation de l'Éthiopie : pourquoi l'Union Africaine ne réagit pas ?

La situation sécuritaire est très inquiétante en Éthiopie. Les rebelles du TPLF sont à seulement 200 kilomètres de la capitale Addis-Abeba. Chaque jour, ces rebelles prennent de nouvelles villes et se rapprochent inexorablement de la capitale éthiopienne. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le pouvoir d'Abiy Ahmed semble seul, livré à son sort.

Les puissances occidentales, loin de condamner la gangrène qui risque de déstabiliser toute la corne de l'Afrique, s'inquiètent plutôt pour la sécurité de leurs ressortissants. Paris par exemple appelle ses ressortissants à quitter le pays '' sans délai ''. D'ici jeudi, les employés de organismes internationaux et leurs familles devraient être évacués par l'ONU. Pendant ce temps, le premier ministre Abiy Ahmed se dresse et ne compte pas laisser l'Éthiopie aux mains de ses agresseurs. ''À partir de demain, je me mobiliserai au front pour diriger les forces de défense. Ceux qui veulent faire partie des enfants éthiopiens, qui seront salués par l’histoire, se lèvent aujourd’hui pour votre pays. Rencontrons-nous au front" a-t-il déclaré.

Dans ce chaos qui s'annonce, il est difficile de comprendre le silence de l'Union Africaine dont le siège se trouve à Addis Abeba. Jusque-là, l'institution panafricaine se tait et observe les choses s'embourber. Pourquoi aucune action de conciliation des forces belligérantes n'est-elle pas entreprise pour stopper la progression des forces rebelles ? La cause est-elle entendue pour le premier éthiopien ?

C'est ce que l'on pourrait penser à voir l'évolution de la situation en Éthiopie. La gigantesque manifestation du peuple éthiopien pour soutenir les institutions de la république n'a ému personne. Les rebelles bientôt aux portes d'Addis-Abeba feront face aux forces loyalistes et c'est le peuple qui en paiera le prix fort. D'innocentes vies humaines seront arrachées, la misère se répandra et de pauvres familles gagneront le chemin de l'exil. C'est pour ce peuple qu'il faut que l'Union Africaine donne de la voix. Les distributions de vivres ou des résolutions de l'ONU et plein crise seront bien de choses face à l'ampleur des dégâts. C'est le moment d'agir.

Dan Singault de Blagouin

Content created and supplied by: DanSingault (via Opera News )

addis abeba

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