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Patrick Achi, Mariétou Koné, KKB : Comment ils boostent la réconciliation nationale

Leurs actions pourraient être salvatrices pour le régime Ouattara. Le Premier ministre Patrick Achi chef du gouvernement, la ministre Mariétou Koné, de l’Education nationale et de l’alphabétisation, le ministre Kouadio Konan Bertin dit KKB de la Réconciliation nationale, au quotidien, mettent la cognée à l’arbre des propos haineux tenus par des va-t-en-guerre du régime. Ce, au moment où la guerre des terminologies bat son plein entre pro ‘’accueil triomphal’’ et pro ‘’accueil en catimini’’. Une guerre, notons-le, qui tourne déjà à l’avantage de l’accueil triomphal du président Laurent Gbagbo acquitté le 31 mars dernier par la cour pénale internationale, de tous les crimes dont il était accusé.

En effet, Premier ministre chef du gouvernement, Patrick Achi est à l’abordage, il s’implique personnellement dans toutes les actions qui peuvent concourir à la pacification des cœurs. L’élément déclencheur de son engagement a été sa rencontre, vendredi 30 avril 2021, à son cabinet à la Primature avec une délégation du Front populaire ivoirien (Fpi) conduite par son Secrétaire général Assao Assou. Le Premier ministre et ses hôtes ont échangé sur les modalités du retour de l’ancien président Laurent Gbagbo. Ce qui n’est rien d’autre qu’une implication personnelle dans le dossier et notamment pour avoir ou pour rendre disponibles certaines informations concernant le retour du président Laurent Gbagbo.

Kouadio Konan Bertin dit KKB marche dans les sillons de son patron. A l’issue d’un réaménagement technique, le mardi 15 décembre 2020, KKB est nommé ministre de la Réconciliation nationale, fonction dont les mauvaises langues disaient qu’il n’en a pas la carrure. Mais il faut reconnaitre que depuis sa nomination, le chef d’orchestre de la Réconciliation nationale est véritablement au travail. Il associe toutes les couches sociales pour que le processus de la réconciliation soit véritablement national. Il savait sa rencontre au siège du Pdci-Rda avec Maurice Kacou Guikahué le Secrétaire exécutif, trop risquée en raison des antécédents fâcheux entre lui et ses anciens camarades. Mais la bastonnade à laquelle KKB échappe ce jeudi 3 juin 2021 de la part de jeunes du Pdci-Rda, a le mérite de montrer jusqu’où le ministre pouvait se sacrifier pour la paix et la réconciliation nationale dans son pays.

Il en est de même pour Mariétou Koné. La ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation n’hésita pas à aller à la rencontre du chef de l’église catholique, malgré les récriminations qui ont pu exister entre le clergé et certains ministres et membres de la direction du Rhdp soi-disant catholiques. En se rendant à la cathédrale Saint Paul d'Abidjan-Plateau, ce lundi 7 juin 2021, pour y être reçue par Mgr Jean-Pierre cardinal Kutwa, archevêque d'Abidjan, Pr Mariétou Koné prenait là une sage décision de s’allier avec le leader d’un des partenaires sociaux les plus influents du pays. Certes, l’on dira que c’est dans le cadre de l’organisation des états généraux de l’école ivoirienne et que sa démarche n’a rien de politique. Mais quelle réussite peut-on attendre desdits états généraux si un acteur majeur est laissé de côté ? C’est pourquoi la démarche du Professeur Mariétou Koné est à saluer. Parce qu’elle entre dans un cadre global de réconciliation en ce sens qu’elle permet au patron de l’église catholique locale de faire fi des mauvais comportements du Rhdp à son égard et à l’encontre de l’organisation qu’il dirige. Lesquels comportements ont dangereusement menacé la paix sociale. Souvenons-nous, le mercredi 2 septembre 2020, des cadres du Rhdo dont des ministres « chrétiens catholiques » prenaient d’assaut la cathédrale Saint Paul. Y faisant une déclaration à l’emporte-pièce hors des limites de la décence républicaine. Ces derniers entendaient ainsi porter la réplique au Mgr Kutwa qui dans un discours synonyme d’alerte nationale, avait interpellé Alassane Ouattara sur l’illégalité d’un troisième mandat inconstitutionnel et ses risques de déflagrations sociales. Cela valu au prélat, la profanation de la cathédrale Saint Paul haut lieu sacré du catholicisme en Côte d’Ivoire. Ce n’est pas la première fois que l’église catholique est prise à partie par les partisans du régime Ouattara. Des menaces de morts ont poussés à l’annulation par le diocèse d’Abidjan, le dimanche 26 janvier, de la marche pour la paix que les jeunes et les femmes catholiques avaient prévue le 15 février. Une décision prise pour la sécurité et l’intégrité physique des fidèles.

Alassane Ouattara Chef de l'État de Côte d'Ivoire grand bénéficiaire des actions de ses trois collaborateurs.


C’est ensemble, avec toutes les entités concernées que l’Ecole ivoirienne pourrait retrouver son lustre d’antan, et partant, l’ensemble de la société ivoirienne. En sollicitant et en obtenant des prières, des bénédictions et des conseils de la part du premier responsable des catholiques ivoiriens, la ministre Mariétou Koné enlève une épine des pieds d’Alassane Ouattara. Car le chef de l’Etat a besoin de tout son monde pour aller à la décrispation, à la réconciliation vraie et à la paix des cœurs. Et cela Patrick Achi, Mariétou Koné, et Kouadio Konan Bertin dit KKB l’ont bien compris.


Haity

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