Sign in
Download Opera News App

 

 

Les chefs d'Etats Africains ont-t-ils suppliés Macron pour maintenir les soldats Français au Sahel ?

Beaucoup ont été surpris ce Vendredi 02 Juillet, à l'annonce par Paris de la reprise de sa coopération militaire avec le Mali, tout juste un mois après la décision d'Emmanuel Macron, de retirer les troupes de Barkhane, en représailles au coup d'état perpétré par le Colonel Assimi Goita.

Aussi renversante que puisse paraître ce revirement spectaculaire dans la politique Française au Mali, l'hypothèse d'une diplomatie de l'ombre engagée par les dirigeants de la zone Sahelienne, semble l'une des pistes les plus crédibles pour expliquer la marche en arrière du chef de l’état Français, qui faut-t-il le rappeler, maintient plus de 5000 soldats dans la région, qui constituent le premier rideau de défense contre la percée des groupes salafistes, pour les états en proie à l'insurrection djihadiste.

Faiblement équipées, souvent mal préparées, les armées de la région peinent à éjecter de leurs territoires, les mouvements terroristes qui s'y sont sanctuarisés. Du Mali, au Niger, en passant par le Burkina et même au Nigéria, les effets dévastateurs de la menace islamiste sont déroutants. Des populations qui fuient leurs zones d'installation par millions.

Des massacres qui se perpétuent malgré l'initiative du G5 Sahel, qui reste l'ombre d'elle-même, plus de 7 ans après sa création en Février 2014. Un départ des troupes Françaises de Barkhane serait indéniablement suicidaire pour ces pays qui se trouvent dans l'œil du cyclone.

Dans un article publié le 18 Avril 2021, la rédaction du site aa.com indiquait que "Le nombre de civils tués au Burkina Faso, au Mali et au Niger a été multiplié par 7 (sept) en 3 ans pour s'établir à 2440 en 2020, a révélé dans son rapport du mois d’avril, l’ONG Coalition citoyenne pour le Sahel.

La même source a ajouté que le nombre de militaires tués au cours de la même période a été multiplié par trois pour s'établir à 1000 morts en 2020 dans les trois pays".

Difficile d'imaginer au regard de ces chiffres que la décision du locataire de l'Élysée n'ait point fait l'objet de négociations secrètes entre les dirigeants des pays concernés et la France, dont la présence militaire demeure le principal facteur de dissuasion face aux djihadistes. 

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

barkhane mali niger paris sahel

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires