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Colin Powell : ‘‘quand on t’envoie, faut s’avoir t’envoyer’’

Décédé lundi 18 octobre dernier, l’ex-secrétaire d’Etat américain Colin Powell est resté dans l’imagerie populaire comme l’homme qui a accusé l'Irak en février 2003 à l’ONU de détenir des armes de destruction massive. Une fausse allégation qui aura coûté la vie à 1,2 million de personnes civiles et militaires.

Colin Powel n’était qu’un employé de l’administration Bush qui a exprimé publiquement à plusieurs reprises ses regrets affirmant qu’il ne croyait pas lui-même en ces preuves qu'on lui avait demandées de présenter devant l'ONU.

Et pourtant, ce qu’il qualifiait lui-même de ''tâche indélébile’’ sur sa carrière et sa réputation a contribué à lui peindre une mauvaise image. Il s’éteint aujourd’hui avec cette triste image, celle de l’homme par qui le malheur est arrivé. Celui qui a donné le ‘‘permis’’ de tuer à Georges Bush.

Le premier secrétaire d’Etat noir aux Etats-Unis a certes démissionné et désavoué le parti républicain. Il aurait pu être le prémier président noir américain avant Barack Obama. Mais ce suicide politique l’a plombé à jamais. Par-dessus l’immense carrière désormais ternie de Colin Powell, c’est l’image des Etats-Unis et de la communauté internationale qui sont remises en cause.

La suite est connue. Ce gros mensonge d’Etat a servi de prétexte pour envahir l’Irak, faire main basse sur ses ressources pétrolières, avoir la peau de Saddam Hussein et toutes autres conséquences sur la paix et la sécurité dans le monde. Le principal meneur des troupes n’est autre que Georges W. Bush mais Colin Powell reste l’une des plus grandes hantises sur ce dossier.

Cyrille NAHIN

 

     

Content created and supplied by: Cyrille_NAHIN (via Opera News )

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