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Plus de 30 ans après la création du FPI, personne à part Gbagbo pour assurer la relève ?

La crise interne que traverse le parti l'a largement démontrée. Le Front Populaire Ivoirien (FPI) traîne un gros handicap. La succession de l'ex chef d’état et fondateur du parti, Laurent Gbagbo, semble impossible. Pour la plupart des militants de cette formation de gauche Ivoirienne, aucune autre personnalité ne peut incarner cette posture de leader du parti. 

L’ancien premier ministre, Pascal Affi Nguessan, par ailleurs, président statutaire du parti l'a appris à ses dépens. Lui qui depuis au moins 6 ans, continue de noyer ses forces dans une bataille désespérée de légitimité face aux ambitions affichées de son mentor. 

Pour le député de Bongouanou, le résultat est pathétique. Ni le soutien du droit, ni la posture conciliante qu’il adopte pour tenter de fédérer la base électorale du parti autour de sa personne, ne semblent prospérer. La majorité, il ne l'a pas. Et il en est conscient. Au FPI, le seul combat qui vaille à l'heure actuelle, et ce depuis 2011, c’est le repositionnement de Laurent Gbagbo, que la plupart des militants espèrent voir reprendre le pouvoir d’état, après son éviction brutale en Avril 2011. 


De tous les cadres du parti, que ce soient ceux de la branche légale dirigée par Affi Nguessan ou ceux de la dissidence, également appelée GOR (Gbagbo Ou Rien), personne ne pourrait prétendre à une éventuelle succession politique de l'ex chef d’état. Le FPI, c’est avant tout la chose de Laurent Gbagbo. Et, bien que totalisant des décennies de militantisme pour certains, la seule alternative qui leur est offerte, est de continuer à tenir les seconds rôles, bien sûr au gré du leader. 

Comme en 1990, les membres fondateurs du parti, même eux, n’ont d’autre choix que de soutenir toute initiative visant à remettre Gbagbo au pouvoir, au risque de se voir fusiller de diatribes. 

Pour une formation politique qui a fait du pluralisme, son modèle de fonctionnement politique, la situation à laquelle elle est astreinte plus de 30 ans après sa création officielle, laisse au constat d’échec. 

Faut-t-il comprendre qu’à 75 ans, bientôt 76, le chantre de la démocratie pluraliste en Côte d’ivoire, n'a toujours pas su former la relève et que le modèle du FPI ne diffère en rien des partis jugés beaucoup plus traditionalistes d'un point de vue politique ? 

Les orientations que donnera Laurent Gbagbo dès son retour situeront sur sa capacité à se surpasser pour ouvrir les vannes de sa succession ou si pour lui, la reconquête du pouvoir demeure le but ultime de son engagement politique au péril de l’idéal démocratique qu’il a vendu aux Ivoiriens. 

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

FPI Laurent Gbagbo

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