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Voici comment Hambak réussissait à dompter les "Noussis" d'Abobo


La journée du dimanche 21 Mars, j'étais aux 2Plateaux, dans le quartier familial du Premier ministre Hamed Bakayoko. J'y ai rencontré l'ex députée de Bouaké, Mondény Diomandé, et des amis d'enfance de Hambak qui m'ont raconté de belles anecdotes à son sujet.


Devenu maire de la commune d'Abobo, une zone "far-west" de la capitale où règnait le désordre et l'agressivité, Hamed Bakayoko avait en cœur d'y rétablir la discipline. Pour y arriver, il avait une stratégie : le contact direct avec les fouteurs de troubles de la commune. Comment s'y prenait-il ? Selon le témoignage de Arouna Dao, homme politique que j'ai rencontré ce dimanche au quartier familial de Hambak, notre illustre disparu faisait venir dans son bureau les jeunes gens qui semaient des agitations dans sa commune. Ainsi donc, au lieu qu'on les emmenât au poste de Police, ces jeunes se retrouvaient en face de Hambak, en personne, avec qui les échanges directs aboutissaient à un apaisement. Des jeunes syndicats, des "gnanbros" l'avaient rencontré de cette façon, sans s'attendre à voir le boss en chair et en os. Ils revenaient dans leur quartier général en faisant la commission à leurs amis : « on a vu le boss, ''far far'', par rapport à nos revendications, voici ce qu'il dit pouvoir accepter, le reste, il dit que jamais le gouvernement ne pourrait nous le concéder donc on fera avec... »



Un titre de AfriqueSur7, du 22 juillet 2019. Il y est écrit que les ''gnanbros'' terrorrisaient les commerçants en leur imposant des rackets journaliers. ( Il a fallu le leadership de Hambak pour en venir à bout )

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En voyant Hambak sans intermédiaire, les jeunes gens fondaient immédiatement, agissant eux aussi sur la psychologie de leurs entourages de sorte à ce qu'il y ait toujours un climat paisible dans la commune.

La politique de dialogue d'Hamed Bakayoko avec le petit peuple était donc une politique de contact, tactile, haptique, dont le résultat était probant.



En lisant les récents papiers de l'ex-préfet Vincent Toh Bi, nous y voyons que Hambak lui avait recommandé de téléphoner directement les ministres, et de leur parler de vive voix s'il avait quelque chose à leur dire. Quand le préfet appliqua cette formule, ce ne fut pas du goût des ministres qui lui rappelèrent qu'il n'était pas autorisé à les appeler. De quel droit le faisait-il ? Ne connaissait-il la voie protocolaire indiquée ?


Eh bien, Hambak n'en avait que cure des détours, des contorsions ou encore des protocoles. Il cassait tous les codes, en fin connaisseur de l'esprit de son peuple qui aime qu'on se fonde à lui.


Louis-César BANCÉ

Content created and supplied by: LouisCésarBANCE (via Opera News )

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