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Faut-t-il craindre une insurrection islamiste au nord ? Ces aveux de la femme d’un otage qui parlent

Dans l’actualité sécuritaire en Côte d’Ivoire de ces dernières semaines, chaque jour qui passe en rajoute à l’inquiétude des populations des zones septentrionales du pays, acculées par la poussée de groupes d’individus armés, assimilés à des combattants djihadistes, dont les agissements se font de plus en plus pesants sur le quotidien des populations.

 

Ce Samedi 09 Octobre encore, l’on apprenait via une publication sur la plateforme Operanews, l’enlèvement le Vendredi 08 Octobre, d’un ressortissant Burkinabè dans le bourg de Kolobogo, à 47 Kms de Téhini, près de la frontière Ivoiro-Burkinabè, par ‘’deux hommes armés de fusils AK 47’’.

 

Les ravisseurs qui selon une source citée par l’auteur de l’article, pourraient faire partie de ‘’groupes armés terroristes’’ dont la présence est signalée dans plusieurs localités du nord Ivoirien depuis quelques mois. Cet enlèvement vient corroborer les craintes exprimées par les chefs communautaires de la région du Bounkani, (où est situé Téhini), lors d’un colloque organisé les 16 et 17 Septembre derniers à Bouna, par les autorités préfectorales aux fins de réfléchir sur les moyens de créer une synergie entre les forces de sécurité et les populations pour une meilleure sécurisation de la région.

 

Face aux représentants de l’état, les chefs coutumiers avaient clairement évoqués la peur qui s’est emparé de certains villages où les populations se voient contraintes de prendre la fuite, abandonnant derrière eux leurs activités par crainte de faire face au courroux des assaillants. A Tengrela également, la menace est prise très au sérieux, tout comme dans le Bafing où des mouvements de ce type sont signalés.

 

Le calme précaire qui règne actuellement dans la partie nord du territoire Ivoirien, trahit visiblement un ancrage méticuleux de groupes armés qui pourraient être ces mouvements intégristes dont le chef des renseignements extérieurs Français, Bernard Emie, avertissait de l’infiltration en début Février.

 

L’incident de ce Vendredi à Téhini, et surtout les aveux de la femme de l’otage selon qui les ravisseurs suspecteraient son mari d’être un informateur à la solde des forces de sécurité, livrent un indice sur les tentations insurrectionnelles de ces hommes armés. De toute évidence, ceux qui se sont rendus coupables de ce rapt s’inscrivent dans une logique de défiance armée vis-à-vis de l’état, au point de prendre des dispositions pour neutraliser toute personne susceptible de nuire au déroulement de leur stratégie.

 Cette méthode qui rappelle bien celle des groupes djihadistes qui opèrent dans le sillage de la Côte d’Ivoire, notamment dans le Sahel, soulève des signes inquiétants quant à une volonté d’instaurer une insurrection islamiste dans le nord du pays.

 

Certes, l’état-major des armées s’active à traquer ces groupuscules armés, mais l’élongation de la menace prouve de façon incontestable, que la stratégie globale de riposte doit être réinventée.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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