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Déjà des regrets dans le camp Affi après le départ de Gbagbo ? L'aile dure pro-Affi espère un miracle

Les semaines s’égrènent depuis l’annonce par Laurent Gbagbo de sa décision de créer son nouveau parti politique pour mettre fin au bras de fer avec son ancien premier ministre, Pascal Affi Nguessan pour le contrôle du Front Populaire Ivoirien (FPI).

Mais, dans le camp Affi, ce retrait de l’ex chef d’état continue de susciter des commentaires. Ce Jeudi 02 Septembre encore, dans l’une de ses publications sur Facebook, Alfred Guéméné, vice-président de la Cellule d’Action et de Réflexion Affi (CRAF), par ailleurs, ancien syndicaliste, est revenu sur cette décision de l’ancien président, en rappelant le rôle qui fut le sien dans le règlement d’une crise de légitimité similaire à la tête du Syndicat National des Enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (SYNESCI) 33 ans en arrière. Il raconte : ‘’ Nous sommes en juillet 1987. Le Syndicat des enseignants du second degré de Côte d'ivoire (Synesci) tient son congrès ordinaire.

Après la cérémonie officielle d’ouverture, prenant prétexte de <<l'insécurité ambiante >> créée par une partie des congressistes, le Bureau national dirigé par Akoun Laurent décide de la suspension du congrès.

La tension monte. Face à la défection du bureau national qui quitte la salle, les congressistes mettent en place un bureau de séance. Et le congrès poursuit son cours normal.

Au terme des travaux, un nouveau bureau national dirigé par Djanwet Kouakou est investi. Ce bureau n’est pas reconnu par la majorité des militants qui se réclament de la direction nationale de Laurent Akoun. Qui, entre temps, est arrêté et emprisonné pour << abus de biens sociaux >>.

C'est le début d'un bicéphalisme sans précédent qui paralyse le fonctionnement normal du principal syndicat de transformation sociale en Côte d'ivoire.

5 années plus tard, soit en 1992, grâce à l'aide de Laurent Gbagbo, et des anciens secrétaires généraux du syndicat, un congrès unitaire se tient, en décembre 1992. Et, sans surprise, Tapé Kipré, le leader de la branche majoritaire du syndicat est élu secrétaire Général unitaire. Le SYNESCI peut ainsi renaître de ses cendres. Pour le bonheur de l'école et de la profession enseignante’’.

Ce ‘’long narratif’’, celui qui incarne l’aile dure dans le camp Affi le justifie par le fait qu’il regrette : ‘’ Que Laurent Gbagbo qui a joué un rôle moteur dans la réunification du SYNESCI, ait été curieusement sourd au cri de cœur des militants du FPI qui souhaitaient vivement la réunification du seul instrument de lutte des forces populaires.

Les cas du SYNESCI et du FPI sont pourtant quasiment similaires.

Au SYNESCI, Tapé Kipré était majoritaire. Et Djanwet Kouakou animait la branche minoritaire mais légale reconnu par l'État de Côte d'ivoire.

Il fallait donc une sacrée dose d'humilité et de sens sacrifice de part et d'autre, pour que le syndicat retrouve son unité. Ce qui fut fait grâce à l'inestimable contribution de Laurent Gbagbo.

De sorte qu'on ne cessera jamais de s'interroger sur les vraies raisons qui ont justifié la décision calamiteuse du même Laurent Gbagbo de rejeter la main tendue de son poulain, et d'abandonner un parti qu'il a créé de sa sueur et de ses tripes.

Et de se lancer à son âge dans une aventure périlleuse. Avec un nouveau parti où, inéluctablement, il perdrait son âme de combattant et de rassembleur.

Il est vrai que la rupture est actée. Et qu'un retour en arrière semble frappée du triste sceau de l'illusoire. Du moins pour l'instant... Mais franchement, force est de reconnaître que le FPI sans Gbagbo, et Gbagbo sans le FPI, c'est manifestement la rupture de deux entités différentes nouées en scission’’.

On en est à moins d’un mois de cette rupture, mais au FPI pro-Affi, l’absence de Laurent Gbagbo semble déjà se faire ressentir, car espère ce proche d’Affi Nguessan, ‘’ C'est pourquoi, au-delà de tout, nous continuons à croire que Laurent Gbagbo finira par être visité par le saint esprit. Pour qu'il revienne à de meilleurs sentiments’’.

Raoul Mobio

 

 

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

Laurent Gbagbo

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