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Affaire Pickass / Le Camerounais A. Nkenda formel : « Il n y a pas de xénophobie en Côte d'Ivoire »

Le magazine de décryptage hebdomadaire de l'actualité animé par Ali Diarrassouba sur la Nouvelle Chaîne Ivoirienne a abordé des sujets dignes d'intérêt ce dimanche. Au-delà de la question de la réconciliation nationale, des analyses ont touché l'épineuse question de la réconciliation dans notre pays. 

Sur le plateau de la Nouvelle Chaîne Ivoirienne ce dimanche, l'interprétation de l'une des sorties récentes de Damana Pickass a planté le décor pour aborder la question de la nationalité en Côte d'Ivoire, avec moins de passion. Et le journaliste camerounais – établi en Côte d'Ivoire depuis plusieurs années – Aristides Nkenda Nkenda est formel. « Tu me dis que je suis étranger, tu ne m'as pas insulté ». Le Camerounais se convainc que le problème est ailleurs. « En réalité Ali, et je dis ça chaque jour. Moi, je viens du Cameroun, mais je ne trouve pas de xénophobie en Côte d'Ivoire. Le problème qu'on a en Côte d'Ivoire, c'est ceux qui veulent stratifier les Ivoiriens. Ils ont tout fait. Ils ont toujours voulu montrer qu'il y en a, des Ivoiriens qui sont des étrangers. Et ça, il faut avoir le courage de le dire. Il faut que ça s'arrête à un moment donné », indique l'analyste. 

Aristides Nkenda Nkenda, s'émeut que les Ivoiriens accueillent dans ce pays les étrangers et les traitent « avec beaucoup d'honneur, avec beaucoup d'égard », leur permettent de réussir dans le pays et que paradoxalement, ils n'arrivent pas à vivre sereinement en frères et sœurs entre eux. « Mais pourquoi entre vous, vous pouvez être en train de vous diviser, en train de vous battre tout le temps alors que vous êtes un pays prospère, un pays exemplaire en Afrique ? Notre rôle, nous qui sommes accueillis en Côte d'Ivoire, c'est de vous dire balle à terre, vous êtes de la même famille. Construisez votre pays, allons de l'avant », a défendu le journaliste en réaction aux propos jugés durs de Damana Pickass.

Indirectement, le journaliste a aussi appelé le non-national à connaître sa place dans son pays d'accueil. On le sait, la question de l'étranger est comme une boîte de Pandore en Côte d'Ivoire. L'ouvrir prête, tout de suite, le flanc à tous les appétits politiques. « Moi, tu me dis que je suis étranger, tu ne m'as pas insulté (...) L'étranger connaît sa place. Tu me dis que je suis étranger, c'est vrai, je suis étranger. Mais le problème, c'est que – moi, je le dis, en tant qu'observateur. Je vis ici depuis des années – il ne faut surtout pas qu'on revienne sur les vieux démons qui font qu'il y a en qui essaient de dire aux autres qu'ils ne sont pas suffisamment Ivoiriens. À partir de ce moment, vous créez des problèmes qui ne vous amènent pas loin », a-t-il poursuivi.


Dégnimani Yéo

Content created and supplied by: Dégnimani_Yéo (via Opera News )

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