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Cherté de la vie : quand les ‘’influenceurs’’ se font attendre comme le "Christ"...

     

La viande est chère, image d’illustration

Le débat qui secoue la société ivoirienne actuellement est celui de la cherté de la vie ; comme nous l’avons souligné il y a peu, tout coûte cher, même très cher. Et il nous plait bien de tourner en dérision cette ridicule parade de s’abriter derrière le flasque argument de ce que ce ne soit pas en Côte d’Ivoire seule que les choses coûtent cher. On ne regarde pas la mort du voisin pour accepter sa propre mort.

      Ceci étant, convenons que nous sommes à la croisée des chemins et aujourd’hui plus que jamais, en dehors des élus qu’on attendra en vain pour nous défendre, les fameux ‘’influenceurs’’ qui rivalisent d’exploit oratoire quand il s’agit de se fouiller mutuellement dans la culotte sont attendus pour…influencer les décisions des décideurs.

Un marché ivoirien, image d’illustration

       Nous pouvons au passage féliciter les artistes Kérozen, Eunice Zunon, le bénévole Hassan Hayek, l’actrice Emmanuelle Kéita pour leur courage à avoir dénoncé cette vague d’augmentation des prix des denrées alimentaires. Bravo à vous ! Vous avez montré, notamment en ce qui concerne les artistes, que vous êtes vraiment la voix des sans voix. Pour les autres ‘’influenceurs’’, s’il y a une occasion en or pour parler, c’est maintenant, autrement, il faudra se taire à jamais.

       Malheureusement, il semble que nous allons encore attendre nos très chers ‘’influenceurs’’ parce que nous sommes en Côte d’Ivoire, la terre où toute prise de parole est soumise au tamis de la conviction politique. En d’autres termes, parle et on saura de quel bord tu es ; pourtant, nous sommes tous soumis au vertige de la misère. Jamais on n’aura une misère morale plus décadente que celle-là.

Un marché de bananes

     Un homme politique le disait hier, nous avons jubilé à la nomination des sénateurs, nous avons dansé à la nomination des conseillers économiques et sociaux, mais nous avons oublié la note salée qui s’en suivrait en termes d’impôts ; c’est ce que nous vivons aujourd’hui. Face à cette crise qui nous détruit toute vie sociale, nous sommes désormais orphelins des élus, des sénateurs, des conseillers économiques et sociaux, des maires devenus dès lors aphones comme des carpes ; aujourd’hui, nos chers ‘’influenceurs’’ se murent également dans un silence coupable et ils se font attendre ; disons-le tout net, ils se font attendre comme le Christ…

                Frederic Gneze

Content created and supplied by: FredericGneze (via Opera News )

emmanuelle kéita vie

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