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Voici des témoignages tristes du 19 Septembre 2002, jamais parus dans les journaux


Le 19 Septembre 2002, Une date sombre pour tous les ivoiriens. C' est dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002 qu' une tentative de Coup d' Etat est orchestrée par des hommes armés dit " rebelle" contre le pouvoir du président Laurent Gbagbo. Trois villes seront attaquée simultanément, à savoir la ville d' Abidjan(Capitale au Sud), Bouaké (au centre) et Korhogo (au Nord).

Ph: Dr Moussa, chef d' un check point FAFN autour de Bouaké en 2004

C' est au environ de 3H que l' assaut fut lancé sur plusieurs casernes et post de gendarmerie à Abidjan. Plongeant la capitale économique dans une guerre de " chasse à l' homme" . Les forces nationales réussiront à éviter le pire en repoussant les rebelles vers l' intérieur du pays qui installeront leurs bases dans la ville de Bouaké: Le coup d' Etat échoue mais le pays est scindé en deux parties et plonge ainsi dans une grande politico- militaire jamais connue.

Cette dure journée n' a pas été vécue de la même manière par tous les ivoiriens. Si d' autre l' on vécue comme si de rien n' était par contre pour certains c' était la plus pire journée de leur vie. Nous avons recueilli des témoignages sur le forum Pour une Alternative Démocratique (PAD).

Ph: Dr Internaute Kouassi

L' internaute Kouassi nous raconte le calvaire qu' elle a vécu: " La veille après mon inscription au lycée djibo nous étions après au stade pour la francophonie, fatiguée j' ai tellement dormi le matin tout était calme je demande à mon oncle pourquoi la ville est si calme c' est la qu' il m' a expliqué ce qui s' est passé la nuit.

Tout allait bien pour nous jusqu' au jour où après les combats certains rebelles fuyant le combat entraient dans les quartiers, se déshabiller jetaient leurs armes. Les jeunes du Quartier lynchaient ceux des rebelles qu' ils attrapaient. ' Nous étions au quartier NGAttakro, à notre grande surprise un matin un peuple s' est levé contre un autre disant qu' une ethnie attaquaient ces ressortissants.

Ph: Dr Quartier de Duekoué

Le quartier était envahi par des gens armes de toutes sortes d' armes blanches qui voulaient selon eux se faire justice. Certains de ' os parents ont été blessées, violentés, certaines femmes violées. Je ne cesserai de rendre grâce à Dieu pour le grand miracle qui a fait ce jour car depuis ma cachette avec 3 autres enfants de notre voisine n' eut été la puissance de Dieu je ne sais pas ce qui nous serait arrivé ( mon chapelet en mais je recitais des prières et tenais en même temps les bouches des enfants de la voisine qui voulaient pleurer. Après qu' ils aient fini de dépouiller la maison ils sont sortis et nous sommes sortis de nos cachette c' était la désolation. Un des fils d' un autre voisin a été brûlé avec sa maison. Etre caché dans une maison pendant que la maison

voisine est en feu oh mon Dieu qu' elle grâce tu nous a fait ce jour. )

Nous qui voulions resté à Bouaké après ce moment nous sommes rentrés au village dans la région de Diabo et botro après.

Encore merci Dieu Tout Puissant pour ta protection. "

Ph: Dr Monsieur Lazare Ogou qui a voulu resté anonyme

Quand à monsieur Lazare qui était gendarme au post de Boundiali nous raconte: " Le 19 septembre 2002, nous avons reçu matin très tôt des informations selon lesquelles, il y a un Gendarme qui a été tué à Korhogo par des hommes en armes et que nos unités seraient attaquées, aussitôt nous avons reçu l' ordre de prendre nos dispositions (. . . ) Je me suis caché chez un Professeur qui sera maltraité après mon départ parce qu' il aurait caché un Gendarme. Alors le 24/09/2002 aux environs de 20 heures j' ai dit à mon tuteur que je quitte la ville de Boundiali (. . . ) j' ai pris alors la route de Tengrela vers 20 heures. Après au moins 500m, je croise un camion transportant des hommes en armes. Et comme il pleuvait, Je me suis caché dans une mare d' eau le temps que le véhicule passe. Ainsi après leur passage j' ai poursuivi ma route. DIEU aidant, arrivé au niveau de la base CIE cette nuit là je trouve à l' entrée de cette base des hommes en armes, miracle aucun d' eux ne m' a interpellé pourtant j' entendais des tirs en ville. J' ai passé la nuit chez un Agent de la Sodeci.

Ph: Dr La population de Duékoué avait déjà été obligée de fuir les combats en 2005. Luc Gnago/Reuters

Le matin très tôt j' ai pris la route en prenant des dispositions de sécurité. J' ai passé la nuit en brousse, matin un bienfaiteur m' a pris sur sa motocyclette et m' a envoyé dans la Sous préfecture de Gbon(. . . )De là Monsieur Koné m' a pris dans son camion pour m' envoyer jusqu' à Gbêya. J' y ai passé la nuit. Le lendemain Monsieur Koné aidé par le Vétérinaire de Gbêya, ils m' ont mis dans un camion pour Odienné. C' est donc aux environs de 22 heures que j' arrive en ville. Là encore c' est l' IMAM de la Mosquée qui m' a accueilli et hébergé. Le lendemain, l' on m' a trouvé une place dans le véhicule de transport appelé communément courrier qui m' envoie à Biankouma. Voilà en quelques mots comment j' ai gagné la zone gouvernementale,

Bouaflé, puis Abidjan. . . "

Ph: Dr Un cargo de militaire

Si pour d' autre c' était le pire moment de leur vie, certains ont été trop chanceux en évitant le pire. Monsieur Sokouri raconte comment la chance a jouée à son faveur ce jour ci. " J' étais gendarme à la Brigade de Gendarmerie de Korhogo. J' ai pris une permission exceptionnelle de 4 jours + 2 jours de délai de route, pour me rendre au village. La permission était valable du 16 septembre au 21 septembre 2002 inclus. J' ai quitté la ville de KORHOGO le 18 septembre 2002 pour mon village, et dans la nuit 18 au 19 septembre 2002, la catastrophe, pour ne pas dire le cataclysme. " Quand à la dame Gbogou, elle se rendait au CHU de Treichville, ayant aperçu des militaires, elle s' est mis à pleurer. Ceux ci voyant que la dame était enceinte, on décidé de l' accompagner chez elle avec des conseils" Rentrez à la maison, la ville n' est pas en sécurité " .

Ph: Dr Dame Gbogou

D' autre vacaient à leur occupation comme si de rien était. C' est le cas pour Monsieur Traore qui était élève à Tengrela.

De tous ces tragiques histoires, un seul message frappant ressort Plus jamais ça dans mon pays!

By Harzat Alioune

Content created and supplied by: IvoryTimes (via Opera News )

laurent gbagbo

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