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Burkina Faso: Des femmes bannies, accusées de sorcellerie !

Pour une prétendue préservation de culture, des pratiquants d'une tradition au Burkina Faso bannissent des femmes qu'ils traitent de sorcières et de mangeuses d'âme. Une ancienne pratique qui est encore une réalité !

Le journal télévisé de ce 20h sur la RTI a mis en lumière un phénomène qui existait et qui continue d'exister en Afrique et plus précisément au Burkina Faso. Un sujet important et très sensible un peu touché par le journal de ce 5 septembre 2021.


Il s'agit en fait d'une vielle pratique au Burkina-Faso qui vise à trouver un coupable, suite à une mort subite, brutale ou inexpliquée surtout de jeunes gens. Selon eux la mort d'un ou d'une jeune a forcément une explication en rapport avec la sorcellerie.

C'est dans cette optique qu'ils font cette pratique pour trouver un ou une coupable liée à un tel décès. Les victimes de ce phénomène pour la plupart, sont des vielles femmes, vulnérables, des femmes stériles ou sans enfants, des veuves, perçues comme des sorcières ou mangeuses d'âme.


Les superstitions montrent qu'au cours de ce rituel bien mystique, on peut voir ''le cadavre lui-même'', étant sur les épaules de deux hommes qui le transportent, guider les pas de ceux-ci comme pour indiquer la personne qui lui aurait ôté la vie.


En illustre ces propos de cet homme de Dieu, évêque du diocèse de Kaya, Monseigneur Théophile Naré :

<<On a entendu qu’il s’agit d’un rituel qui consiste à ce qu’une dépouille conduise ceux qui la transportent jusqu’à désigner qui est à l’origine de sa mort>>, a-t-il laissé entendre.


Celle-ci est automatiquement bannie de la cour familiale par les siens, livrée à elle-même, traitée de tous les noms aussi misérables soient-ils, et même interdite de revoir ses enfants si elle en a. Nombreuses sont celles qui se dirigent en brousse et sans savoir où aller, finissent par se suicider.

Pour les plus chanceuses, elles trouvent le chemin des centres d'accueil qui leur viennent en aide pour éviter le pire. L'un d'entre de ces centres --cour du 12 était à la base conçu pour héberger des mandiants et un autre appelé Delwende est dirigé par une communauté catholique.

Ces centres ne cessent de recevoir des victimes et se trouvent même souvent saturés. Les dirigeants de ces centres aini que d'autres organisations pour la protection des droits de l'homme telle que l'UNESCO qui en a même abordé le sujet sur son site web, luttent toujours contre ses pratiques mais jusque là sans grand succès.


Écœurant de constater que la globalisation et la civilisation n'ont pas encore atteint certainnes régions d'Afrique pour changer un peu certaines mentalités et pratiques désagréables contre l'humanité.


https://www.infoh24.info/?amp

https://www.burkina24.com/


MoryCoul.

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